L'Agence nationale de la recherche Des projets pour la science

Translate this page in english

Suivi bilanEditions 2013 et antérieuresEnvironnement et Ressources BiologiquesCESA

  • Partager
Edition 2013 et antérieures / Archives

Contaminants et Environnements : Métrologie, Santé, Adaptabilité, Comportements et Usages (CESA) 2011
Projet GIMEPEC

Génotoxicité, IMmunotoxicité et rEprotoxicité des Pesticides chez Crassostrea gigas

Le projet « Génotoxicité, IMmunotoxicité et rEprotoxicité des PEsticides chez Crassostrea gigas » (GIMEPEC) se propose d’étudier le rôle que pourrait avoir la contamination chimique du milieu dans les épisodes de mortalité estivale d’huître creuse. Les résultats obtenus dans le cadre du Défi MOREST et la mesure in-situ de concentrations en pesticides particulièrement élevées pendant la période très sensible de gamétogenèse justifie en effet l’étude chez l’huître des effets toxiques des pesticides.
Fort de l’analyse de deux séries de données historiques concernant le captage, la reproduction et la survie des larves (Réseau Rémora) et le taux d’anomalies génomiques des naissains issus de captage naturel, le projet GIMEPEC propose une base génétique pour expliquer une perte de résistance des huîtres aux stress physiologiques et environnementaux. Les dommages sur le matériel génétique de l’huître pourraient être la conséquence d’un impact génotoxique exercé par les phytosanitaires et dont les altérations au génome (lésions primaires, dommages irréversibles aux chromosomes) seraient responsables d’une perte de robustesse des huîtres. Celle-ci se traduirait par des performances physiologiques diminuées en terme de croissance, survie, immunité et reproduction. Parce qu’il ne peut être exclu que les effets délétères induits par les pesticides puissent être transmis d’une génération à l’autre, les effets trans-générationnels de l’exposition aux pesticides seront tout particulièrement étudiés.
Pour cela, le projet GIMEPEC fait appel à des compétences pluridisciplinaires en écotoxicologie, cytogénétique, physiologie, immuno-pathologie, conchyliculture et chimie de l’environnement. Il est organisé selon deux approches complémentaires : une approche expérimentale réalisée en conditions contrôlées et une approche in-situ. Au cours de l’approche expérimentale, les huîtres seront exposées au glyphosate et au roundup pendant la période de gamétogenèse de manière à étudier les effets génotoxiques des herbicides et leur éventuelle transmission verticale à la descendance. Au cours d’une seconde expérimentation, l’exposition aux herbicides ne sera réalisée que pendant la phase sensible de développement embryo-larvaire. Au cours de ces expériences, les atteintes structurales et fonctionnelles au génome seront étudiées grâce à l’application de techniques de cytogénétique moléculaire et de tests de génotoxicité, et par une étude du transcriptome (Approche DGE). La biotransformation des herbicides chez l’huître sera également étudiée grâce à la mesure au niveau moléculaire et biochimique de marqueurs de phase II et III de la biotransformation ainsi que de défenses antioxydantes. En parallèle, différents marqueurs biologiques seront mesurés de manière à étudier le potentiel embryotoxique, immunotoxique (niveaux d’expression de gènes marqueurs de l’immunocompétence, recherche de lésions immunopathologiques, altérations cellulaires de l'immunocompétence) et reprotoxique (analyses histologiques, estérification des stéroïdes sexuels) des herbicides. Ces études seront complétées par une approche in-situ dans le but d’étudier les effets des conditions environnementales sur le développement, la croissance et les performances physiologiques (immunité, reproduction, survie) de naissains issus de pontes précoces et tardives. Cette étude sera réalisée sur le site de Fouras (Marennes Oléron) dont le niveau de contamination par les métaux traces, les polluants organiques (HAP, PBDE, PCB) et les pesticides (analyses multi-résidus, dosage du glyphosate et de l’AMPA) sera déterminé dans différentes matrices dont l’huître. Au cours de cette étude, la prévalence des microorganismes pathogènes sera également recherchée. Les résultats de ce projet de recherche permettront une meilleure connaissance des effets toxiques des pesticides chez l’huître. Ils contribueront à une meilleure compréhension des épisodes de mortalité estivale.

Partenaires

UMR 5119 ECOSYM CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE LANGUEDOC-ROUSSILLON

Ifremer INSTITUT FRANCAIS DE RECHERCHE POUR EXPLOITATION DE LA MER - CENTRE DE NANTES

Laboratoire public

LEMAR UMR 6539 UNIVERSITE DE BRETAGNE OCCIDENTALE

UMR 100 UNIVERSITE DE CAEN - BASSE-NORMANDIE

LEMA UNIVERSITE DU HAVRE

Aide de l'ANR 549 939 euros
Début et durée janvier 2012 - 42 mois

 

Programme ANR : Contaminants et Environnements : Métrologie, Santé, Adaptabilité, Comportements et Usages (CESA) 2011

Référence projet : ANR-11-CESA-0016

Coordinateur du projet :
Madame Farida AKCHA (INSTITUT FRANCAIS DE RECHERCHE POUR EXPLOITATION DE LA MER - CENTRE DE NANTES)
fakcha@nullifremer.fr

 

Revenir à la page précédente

 

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

L'Environnement à l'ANR

Programmes actifs "Environnement et Ressources Biologiques"

Plan d'action 2016