Comment les gouvernements devraient-ils décider face aux incertitudes radicales telles que celles que l’on trouve dans les changements climatiques, dans le choix de politique énergétique, autour des organismes génétiquement modifiés ou des nanotechnologies ? Comment les scientifiques devraient-ils intégrer de nouvelles preuves, encore peu concluantes, dans leur état actuel de connaissance et d’incertitude ? La théorie normative dominante en philosophie et en économie, le bayesianisme, semble incapable de donner des réponses satisfaisantes à ces questions. L’objectif principal de ce projet est de répondre à la question fondamentale : quelle notion de rationalité convient alors pour les risques nouveaux et les incertitudes extrêmes auxquels nous, en tant que société, sommes confrontés de nos jours ? Nous développerons une théorie normative de la prise de décision et des changements des croyances, basée sur l’idée que la confiance que l’on a dans sa croyance a un rôle à jouer dans la décision et l’apprentissage. Nous en tirerons des conséquences pour la décision publique et nous commencerons à appliquer la théorie dans des situations concrètes d’incertitude extrême. Enfin, nous travaillerons pour que les acteurs impliqués dans les processus de décision soient sensibilisés à l’importance de ces questions fondamentales et aux réponses possibles.
PartenairesGREGHEC Groupement de Recherches et Etudes en Gestion à HEC Aide de l'ANR 198 972 euros |
Programme ANR : Innovations (DS0801) 2014
Référence projet : ANR-14-CE29-0003
Coordinateur du projet :
Monsieur Brian Hill (Groupement de Recherches et Etudes en Gestion à HEC)
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