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Programme de Recherche Translationnelle en Santé (PRTS) 2013
Projet SPIRALE

Expression des microARN pendant la grossesse chez les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde et de lupus disséminé.

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie systémique qui cible essentiellement les articulations et aboutit à une destruction articulaire provoquant des handicaps majeurs. Lorsque les symptômes (articulations gonflées et douloureuses) apparaissent, les mécanismes de l’immunité innée et adaptative ont déjà enclenché et amplifié des réponses contre des auto-antigènes. Ceci pourrait expliquer pourquoi, malgré une approche thérapeutique très agressive, une rémission totale de la maladie ne peut être obtenue que dans 50% des cas et en utilisant des biothérapies comme les anti-TNF-a. Malheureusement, seuls 20% des patients traités restent en rémission à l’arrêt du traitement. Ainsi, malgré les nombreuses nouvelles biothérapies récemment développées, il est clair que les besoin thérapeutiques sont encore très aigus. Or, une rémission spontanée de la maladie peut parfois être observée dans une circonstance physiologique et en l’absence de trainement : au cours de la grossesse. Bien que l’arrêt de tout traitement soit préconisé en cas de grossesse, une amélioration très significative, et parfois une rémission, peut être observée chez les patientes enceintes, tandis qu’une aggravation est souvent notée après l’accouchement. La situation est radicalement différente chez les patientes atteintes de lupus erythémateux disséminé (LED), une pathologie autoimmune systémique qui progresse généralement par poussées et peut affecter des organes très différents (la peau, les articulations, les reins, le cœur…). L’évolution de la maladie est impossible à prévoir et peu de biomarqueurs sont disponibles pour aider les cliniciens à détecter les patientes présentant un risque de poussée. Par ailleurs et jusqu’à récemment (avec la possibilité d’utiliser de belimumab, un anticorps monoclonal ciblant la cytokine BAFF), aucun immunosuppresseur spécifique à cette maladie n’était disponible. Par conséquent, les options thérapeutiques, particulièrement pour les patientes risquant des complications sévères, sont très limitées. Dans le cas du LED, la maladie se déclare souvent chez les jeunes femmes au début de leur vie sexuelle et reproductive. Enfin, parmi les patientes chez qui la maladie est sous contrôle (lupus sans poussée récente et sans atteintes cardiaque ni rénale), ce qui est une condition requise avant d’envisager une grossesse, 40% vont manifester une aggravation lors de la grossesse. Dans ce cadre, il est important de noter que les complications seront alors multiples et pouvant varier de légères (poussées cutanées/articulaires) à aigues (atteintes rénales, pré éclampsie ou atteintes du système nerveux central). Un syndrome antiphospholipide augmente les risques de thrombose veineuse ou artérielle. Enfin, des complications peuvent survenir chez le fœtus : mort in utero, hypotrophie, défaut cardiaque. Notre hypothèse est que des changements épigénétiques et particulièrement des modifications d’expression de microARNs, spécifiques à ces pathologies, interviennent chez ces patients qui, respectivement dans le cas de la PR et du LED, voient leur symptômes s’améliorer ou au contraire, s’aggraver. Une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait permettre d’identifier de nouveaux biomarqueurs et des cibles thérapeutiques, en mimant on en amplifiant, chez les patientes souffrant de LED, les changements qui sont observés chez les patientes atteintes de PR.
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Partenaires

CNRS IBMC- Unité "Architecture et Réactivité de l'ARN"

HUS Hopital de Hautepierre service de Rhumatologie

INSERM Unité ImmunoRhumathologie moléculaire (IRM) INSERM

Aide de l'ANR 234 840 euros
Début et durée du projet scientifique mars 2014 - 36 mois

 

Programme ANR : Programme de Recherche Translationnelle en Santé (PRTS) 2013

Référence projet : ANR-13-PRTS-0007

Coordinateur du projet :
Monsieur Jean SIBILIA (Hopital de Hautepierre service de Rhumatologie)

 

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L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.