L'Agence nationale de la recherche Une structure de financement sur projets au service de la recherche
Programmes de recherche > Environnement et Ressources Biologiques > AGROBIOSPHERE > Thématiques
Le programme comprend sept axes thématiques et signale l’existence de programmes agricoles internationaux : ICTAGRI, RURAGRI, ARIMNET, FACCE-JPI.
La recherche agricole française est fortement sollicitée au plan international en particulier au plan européen pour participer à des initiatives innovantes. Les différents engagements internationaux qui en résultent ont été regroupés de manière à en avoir une vue synoptique et à éclairer le positionnement de l’ANR et des organismes actifs dans ce domaine. Les ERA-NET agricoles sont nombreux (16). Un choix très sélectif a été fait de manière à ne participer qu’à un petit nombre jugés stratégiques. ICTAGRI traite des techniques de l’information et de la communication dans l’agriculture. RURAGRI est un ERA-NET qui est le résultat des travaux du Standing Committee on Agricultural Research largement influencé par les courants de pensée actuels dans la recherche agronomique française. ARIMNET est un ERA-NET issu de négociations destinées à créer des réseaux scientifiques entre la recherche de la rive nord et de la rive sud de la Méditerranée. Et FACCE (Food security, Agriculture, Climate Change) résulte d’une Joint Programming Initiative elle-même liée à la Global Reseach Alliance on Agriculture and Greenhouse Gases (GRA). La recherche française est ainsi positionnée sur des sujets clés. Les appels à projets seront lancés en nombre limité et favoriseront la consolidation de réseaux de recherche d’excellence.
Sur la base des scénarios internationaux sur l’évolution du climat et de la biodiversité et de l’évolution des contraintes économiques et sociales qui s’imposent à l’agriculture, cet axe concernera plus particulièrement l’ingénierie écologique et l’écologie du paysage dans la perspective de l’installation de trames vertes et de trames bleues et plus généralement d’un aménagement des milieux augmentant leur contenu en biodiversité, en carbone et en éléments nutritifs des plantes et animaux, en eau, tout en réduisant fortement les risques de pollution et facilitant une adaptation au changement climatique. La prise en compte des risques associés à l’augmentation de variabilité climatique et économique permettra d’élaborer les bases de stratégies territoriales et sectorielles visant à anticiper et pallier les impacts des crises.
Cet axe de travail est centré sur la recherche de solutions technologiques pour adapter la fertilisation, la gestion de la structure du sol, de sa rétention en eau, la gestion des adventices, la gestion des couverts végétaux, la gestion des interactions dynamiques entre espèces (modélisation prédictive), la gestion de l’eau, la gestion des maladies et ravageurs, l’alimentation animale, la gestion du cycle du carbone et des cycles biogéochimiques des éléments utiles ainsi que la gestion de l’esthétique du paysage. Les STIC adaptées à une gestion « écologique » de l’agriculture et de l’élevage sont partie prenante du programme.
Cet axe est destiné à poursuivre l’effort de recherche entrepris dans SYSTERRA.
Cet axe est destiné à mieux connaître les coûts d’adaptation au changement environnementaux globaux et aux changements économiques et sociaux (changement climatique, volatilité accrue des prix…). La reconnaissance des services écologiques et leur rémunération ainsi que les coûts de réhabilitation de milieux dégradés pourront être abordés. On s’intéressera aussi aux conditions juridiques et réglementaires d’accès aux ressources et aux conséquences de ces modes d’accès sur l’avènement de systèmes adaptés aux changements globaux.
La politique des réserves de biodiversité suffira t’elle à garantir la résilience des écosystèmes ? Comment concilier les stratégies de réserves de biodiversité avec les aménagements des milieux « ordinaires » (trame verte et trame bleue) ? La réhabilitation et l’adaptation d’écosystèmes anthropisés mis sous tension de viabilité devrait devenir une exigence pour la recherche et correspond à d’importants besoins du Fonds Français pour l’Environnement Mondial.
La recherche sur les SIG destinés à intégrer les informations nécessaires à une gestion conciliant services écologiques et productivité doit être encouragée.
La sécheresse du printemps de 2011 incite à penser l’aménagement des paysages dans le but de conserver les eaux de pluie. Les techniques sont connues, mais leur intégration dans un bassin versant et les simulations concrètes sont nécessaires pour passer à des opérations de terrain.