L'Agence nationale de la recherche Des projets pour la science

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  • aRIT/ßPET Haptènes radiomarqués à l’211At ou au 64Cu pour une approche de vectorisation en deux temps (Affinity Enhancement System)

    Nouveaux outils vers la thérapie et l’imagerie ciblée du cancer.
    L’utilisation d’anticorps pour amener spécifiquement la radioactivité vers les cellules cancéreuses est un outil « magique » aussi bien pour la radiothérapie que pour l’imagerie du cancer. Son application clinique se heurte cependant à de nombreux verrous technologiques auquel nous souhaitons apporter des solutions.

    Intérêt et enjeu du développement du système « Affinity Enhancement System »
    L’utilisation d’une protéine radiomarquée pour le ciblage de cellules cancéreuses se heurte à de nombreux écueils comme un temps d’accumulation ou une diffusion vers la cellule tumorale inadaptée, une instabilité de la liaison entre le radioélément et son vecteur ou encore des moyens de production incompatibles avec la pureté requise pour des applications humaines.
    Le partenaire 1 (Inserm U 892) a précédemment développé une approche innovante pour le ciblage en deux temps de cellules cancéreuses appelée Affinity Enhancement System (AES). Le système AES requiert l’injection d’un anticorps bispécifique (car pouvant reconnaitre deux antigènes différents) suivie d’une petite molécule (haptène divalent) radiomarquée. Il permet l’accumulation de cette dernière spécifiquement au niveau des sites tumoraux. L’utilisation d’un haptène bivalent pour transporter la radioactivité permet de résoudre les problèmes de diffusion parfois liés à l’utilisation d’anticorps radiomarqués mais assure également une accumulation rapide et stable. Elle permet également une élimination rapide des molécules non fixés sur les cellules tumorales.
    Nous proposons d’utiliser le système AES pour la vectorisation du cuivre-64, un émetteur innovant pour l’imagerie par émission de positon et l’astate-211, un émetteur alpha particulièrement intéressant pour la thérapie. L’objectif du projet sera donc de produire un haptène bivalent, le Di-HSGL, radiomarqué avec ces deux radioélements



  • Transatlantic Cultures Dictionnaire d'histoire culturelle transatlantique XVIIIe-XXIe siècles

    Transatlantic Cultures
    Dictionnaire d’histoire culturelle transatlantique XVIIIe-XXIe siècles

    Un outil pour analyser les circulations culturelles dans l'espace atlantique
    Transatlantic Cultures est un projet de recherche collaborative internationale porté par une équipe franco-brésilienne de spécialistes de sciences humaines et sociales. Il vise à la réalisation d’un Dictionnaire d’histoire culturelle transatlantique : un outil scientifique et technologique innovant, édité en ligne et en quatre langues (anglais, espagnol, français, portugais), pour analyser les dynamiques de l’espace atlantique et comprendre son rôle dans le processus de mondialisation contemporain.
    À travers une série de notices consacrées aux relations culturelles complexes entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques, cette encyclopédie numérique entend mettre en œuvre une histoire connectée de l’espace atlantique contemporain, dans une perspective interdisciplinaire associant historiens, anthropologues, sociologues, politistes, musicologues, spécialistes de littérature, arts, théâtre ou cinéma. Conçu au plus près de la recherche, ce dictionnaire propose une réflexion sur les circulations transatlantiques et la mondialisation culturelle, mais également sur les processus d’identification et les frontières qui ont contribué à la formation et au renouvellement de grandes aires culturelles depuis le XVIIIe siècle.
    Conçu avec le soutien de la TGIR Huma-Num, Transatlantic Cultures intègrera les apports des humanités numériques pour mesurer, cartographier et analyser les circulations culturelles dans l’espace atlantique. Le projet sera porté par trois institutions principales : l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et l’Universidade de São Paulo.



  • MOPRACS Modèles, pratiques et cultures scolaires en Afrique de l'Ouest francophone

    Modèles, pratiques et cultures scolaires en Afrique de l'Ouest francophone
    A partir du cas du Sénégal et du Bénin, le projet vise à contribuer à la compréhension des modèles et pratiques scolaires en Afrique de l’Ouest, à un moment où ceux-ci sont en pleine recomposition. En effet, les questions de la gestion publique ou privée de l’éducation, de son caractère laïc ou religieux, “national” ou extraverti sont réactivées dans un contexte de fort interventionnisme international.

    Faire l’école en Afrique: Etudier la co-production de l’école
    Ce projet s’intéresse aux négociations et transactions entre les acteurs impliqués dans les processus scolaires d’un bout à l’autre de la chaîne éducative (prescripteurs, opérateurs, agents, usagers…) ainsi qu’à leurs pratiques ordinaires et symboliques qui reproduisent l’institution scolaire en même temps que la fabrique quotidienne de l’Etat. En ce sens, la réalité éducative des pays ouest-africains est loin d’être aussi homogène que les politiques éducatives internationales ne le laissent apparaître. Il faut alors mettre en évidence les facteurs et les variables permettant d’expliquer la diversité des situations et des pratiques éducatives observées.
    Le premier niveau d’analyse du projet MOPRACS concerne la dimension internationale des politiques d’éducation, les formes spécifiques de gouvernement de l’école qu’elles produisent et les modalités de leur négociation par les acteurs nationaux. Le deuxième niveau d’analyse porte sur les différentes formes de prise en charge des enfants – garçons et filles – en examinant le fonctionnement, l’organisation sociale et ses significations ainsi que l’imaginaire véhiculé par l’école et sa perception par ses différents acteurs.



  • Elegineer Développement d'outils de génomique fonctionnelle chez le nématode C. elegans.

    Vers de nouveaux outils pour manipuler le génome du système modèle C. elegans
    Le nématode Caenorhabditis elegans est un organisme utilisé comme modèle pour l'analyse d'un grand nombre de mécanismes fondamentaux grâce à la puissance des outils en particulier génétiques qui y sont disponibles. Ce projet vise à développer de nouveaux outils de génomique fonctionnelle pour manipuler le génome de C. elegans à grande échelle.

    Un besoin de nouveaux outils pour manipuler le génome du nématode C. elegans
    Le nématode C. elegans est un système puissant et apprécié pour analyser des mécanismes biologiques fondamentaux pertinents pour la recherche biomédicale. C. elegans a été déterminant pour identifier les gènes centraux de la machinerie de l'apoptose et pour caractériser le phénomène d'ARN interférence. 65 % des gènes impliqués dans des pathologies humaines sont conservés chez C. elegans, et les aspects essentiels de la biologie cellulaire, de la neurobiologie ou de la biologie du développement des mammifères sont récapitulés dans cet organisme.
    Pour tirer le meilleur parti des modèles animaux, l'inactivation des gènes par «knock-out« et leur modification ciblée par «knock-in« sont des outils essentiels. Malgré des tentatives conduites depuis le début des années 90, la seule méthode efficace de modification du génome de C. elegans par recombinaison homologue a été publiée par l'équipe de Jean-Louis Bessereau en 2007. Elle repose sur la création d'une cassure chromosomique au site à modifier par excision du transposon de drosophile Mos1. Une limitation de cette technique est la nécessité d'avoir une insertion Mos1 dans le site à modifier. Ce projet permettra d'accroitre l'efficacité des technologies reposant sur l'utilisation du transposon Mos1 et d'explorer de nouvelles directions de modification du génome afin d'accroitre la puissance des outils génétiques disponibles chez C. elegans.



  • FIP Explo Exploration des Formes d'Innovation Publiques : modèles en émergence et conditions de déploiement

    FIP-Explo (Exploration des Formes d’Innovation Publique)
    EXPLORATION DES FORMES D’INNOVATION PUBLIQUE : MODELES EN EMERGENCE ET CONDITIONS DE DEPLOIEMENT

    Enjeux et objectifs
    Ce projet a pour enjeu de s’intéresser à des pratiques émergentes, apparemment alternatives aux réformes managériales que connaît aujourd’hui l’administration. Elles se présentent explicitement comme des innovations et visent à faire évoluer l’administration en se réclamant des cultures et des méthodes du design, de l’open source, de l’ethnographie etc. Les références théoriques de telles tentatives restent à préciser, de même que leurs effets concrets supposeraient d’être décrits. Elles émergent au Danemark, en Angleterre, en Finlande, au Canada, aux Etats Unis ou en France. Les formes concrètes que prennent ces actions paraissent multiples et ne ressemblent à rien de ce qu’on a coutume de croiser dans les bureaucraties publiques établies : forums de discussion, conception de média de communication (blog, film documentaire, exploration photographique, etc.), « prototypage rapide » de nouveaux services, visites sur le terrain avec photographe ou caméraman «embarqué », projets collectifs associant designers, architectes, chercheurs et créatifs, expositions publiques selon des procédés artistes, etc. Bref, ces formes d’innovation publique ne manquent pas d’intriguer. S’agit-il d’une forme alternative des mouvements de réforme que connaissent, depuis une trentaine d’années, les services publics ? Comment comprendre leur revendication à se réclamer d’approches dites design ? A t-on affaire à d’authentiques innovations organisationnelles, source d’inventions et d’action inédite ? Ces FIP constituent-elles des alternatives crédibles aux doctrines qui portent les actions de « modernisation publique» en cours ?
    Sans préjuger a priori ni de leur contenu ni de leur efficacité, ce sont ces FIP (Formes d’Innovation Publique) que ce projet se propose d’explorer, en s’attachant notamment aux questions suivantes : Quelle en est la genèse ? Peut-on en spécifier les traits essentiels ? Peut-on évaluer leur efficacité et, plus généralement, leurs effets ?



  • PHOTOEMULSION Photopolymerisation en Emulsion: Développement de Procédés et de Photoréacteurs

    Production éco-efficiente de polymère dans l’eau sous rayonnement UV
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    Vers des dispersions aqueuses polymères via un procédé UV efficient et écologique
    Les procédés de polymérisation en émulsion sont développés à très grande échelle pour produire un matériau polymère sous forme de particules dispersées dans l’eau, appelé latex. La présence d’eau est un atout majeur qui a permis de multiples applications dans des secteurs industriels, tels que les revêtements, adhésifs, peintures, additifs pour le textile et le papier. Ces dispersions aqueuses de polymère sont traditionnellement produites dans des réacteurs en inox suivant une polymérisation thermique à partir d'émulsions de monomères organiques tels que les dérivés acrylates. Dans ces procédés, l’énergie nécessaire à la création des espèces actives déclenchant la polymérisation résulte de la chaleur. L'objectif du projet PHOTOEMULSION est d'exploiter avantageusement l’énergie du rayonnement UV au sein de réacteurs photochimiques spécialement conçus pour promouvoir la synthèse de latex polymères à température ambiante. Un ensemble de photoréacteurs de taille (micro-, mini- et macroréacteur) et géométrie variable ont été construits et testés pour la photopolymérisation d’émulsions acrylates. Les principales retombées sont des gains de productivité et d’efficacité énergétique, la mise en place de procédés continus, et l’accès à de nouvelles microstructures de latex.



  • SUBGLACIOR Sonde in-situ pour explorer la glace profonde polaire et le couplage entre climat et forçage orbital

    SUBGLACIOR
    Sonde in-situ pour explorer la glace profonde polaire et le couplage entre climat et forçage orbital

    Objectif de la sonde SUBGLACIOR
    L’objectif du projet SUBGLACIOR est de concevoir, réaliser et mettre en œuvre un ensemble de forage glaciaire capable de réaliser certaines mesures géochimiques in situ dans les calottes de glace (mesures réalisées dans l’ensemble de forage en même temps que la perforation de la glace) par le biais d’un spectromètre laser embarqué dans l’ensemble de forage. Il n’est plus question ici de carottage, mais plutôt de forage destructif rapide, dont seulement une partie de la glace sera récupérée pour être analysée directement dans la sonde par détection laser. L’ensemble de forage sera constitué : -de l’engin de forage qui inclura un spectromètre laser (selon la technique OFCEAS brevetée par le LIPhy) et l’éléctronique embarquée permettant la transmission des données en surface ; -Une longue tubulure spéciale qui permettra de relier l’engin de forage à la surface, de transmettre la puissance électrique à l’engin de forage, d’amener un fluide (de forage ou caloporteur) de la surface jusqu’à l’engin de forage, et d’évacuer les copeaux (dans une des options du design d’ensemble) ; -un treuil permettant à l’engin de monter ou descendre dans le trou (par l’intermédiaire de la tubulure auquel il est relié). Cet ensemble de forage doit pouvoir être mis en œuvre pour forer jusqu’à 3000/4000 mètres de profondeur dans la calotte de glace Antarctique en une seul saison de terrain, soit en moins de 90 jours. Il doit aussi être transportable par une petite traverse terrestre ou par avion de taille moyenne (Dash 7, BT 67…). L’appareil doit permettre de mesurer en continu deux signaux extrêmement importants : isotopes de l’eau (climat Antarctique), teneur en méthane (proxy du climat boréal).



  • TELOLOOP Rôle de la protéine TRF2 et de ses partenaires dans la formation et la stabilité de la t-loop des télomères humains

    Connaître et comprendre la structure de l’extrémité des chromosomes humains pour élucider son rôle dans la genèse et la progression des cancers
    Le but de notre étude est de comprendre comment la protéine TRF2 contrôle la structure des extrémités des chromosomes humains (les télomères), la nature de ces structures et leur modification dans les cellules cancéreuses.

    La structure en boucle des télomères humains, formation, stabilité et rôle de la protéine TRF2
    L’extrémité des chromosomes humains porte une structure appelée Télomère qui joue un rôle crucial dans le cancer et dans le vieillissement. En effet, cette structure est un des garants de la stabilité du génome. Or, les télomères raccourcissent à chaque division de la cellule jusqu’à une taille critique à laquelle ils ne sont plus fonctionnels, entraînant un arrêt de la division des cellules (vieillissement) ou des altérations du génome (formation de tumeurs). De plus, l’allongement des télomères dans les cellules cancéreuses par l’enzyme télomérase (ou de façon minoritaire par recombinaison) est une des étapes clef dans la progression tumorale. L’accès de la télomérase aux télomères, leur protection et donc la vitesse à laquelle ils raccourcissent sont régis par des interactions complexes entre différents acteurs: des protéines spécifiques et un ADN de séquence répétitive. Il a été proposé qu’un des paramètres importants soit la capacité de cet ADN de se replier sous la forme d’une boucle appelée T-loop. Cette boucle permettrait de protéger l’extrémité des chromosomes et de réguler l’accès de la télomérase. Elle serait produite par l’action d’une des protéines des télomères, la protéine TRF2. Le but de notre recherche est de comprendre par quels mécanismes TRF2 est capable de produire cette boucle, quels sont les partenaires de TRF2 qui aident ou inhibent cette propriété, quelle est la stabilité de cette boucle dans les noyaux et quels processus permettent de les éliminer. Nous espérons ainsi pouvoir déterminer les étapes et les acteurs clefs de ce processus de repliement, nous permettant de décrire plus précisément l’organisation et la dynamique des télomères et, peut-être, de définir de nouvelles cibles pour des thérapie anti-cancéreuses futures.



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