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Projet POLYPERL : les scientifiques au chevet des huîtres perlières

En 30 ans, la perliculture est devenue une activité essentielle à l’économie de la Polynésie française. Face à la crise que traverse le secteur, le projet POLYPERL vise à la fois à faire avancer les connaissances fondamentales sur l’huître perlière et sa culture, mais également à produire des outils opérationnels pour les professionnels de la filière. Lancés en février 2012, ces travaux de recherche sont financés par l’ANR pour une durée de 4 ans. En ligne de mire une gestion durable et intégrée de la perliculture en Polynésie française.

Reposant sur l’exploitation d’une seule espèce cultivée, l’huître perlière Pinctada margaritifera, la perliculture représente actuellement 80% des exportations de la Polynésie française. Or ce secteur traverse actuellement une crise sans précédent dont les causes semblent autant structurelles que conjoncturelles.

Adopter une approche globale

Afin d’élargir l’éventail des solutions permettant de répondre à cette crise, les partenaires du projet POLYPERL ont choisi d’explorer l’activité perlicole de façon globale. Biologie de l’huître perlière, diversité génétique, aspects socio-économiques de la production perlicole ou encore stratégies de gestion des risques adoptées en Polynésie française sont autant d’autant d’aspects passés au cribles par les partenaires du projet.

Associer scientifiques, acteurs de la filière et services de l’Etat

Au-delà de son aspect très transversal, l’originalité du projet réside également dans la mise en œuvre d’une démarche de recherche-action. Associant scientifiques, producteurs et services de l’Etat, cette démarche vise à explorer différentes solutions pour préserver et améliorer l’éco-efficience de la perliculture en Polynésie, face aux changements globaux.

Le projet POLYPERL est coordonné par L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer (Ifremer). Il associe l’Université de la Polynésie française (UPF), la Direction des Ressources Marines et Minières (DRMM), le Centre de Recherches Insulaires et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE), l’Institut de Recherches pour le Développement (IRD), l’Association Te Mana O Te Moana, le Laboratoire Montpelliérain d’Economie Théorique et Appliquée (LAMETA), l’UMR Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux (AMURE), la ferme perlière Gauguin’s Pearl et la société Skuldtech (devenue récemment Acobiom). Le projet a commencé en février 2012 pour une durée de 4 ans. Dans le cadre du programme Agrobiosphère, il bénéficie d’une aide de près de 710 k€ de la part de l’ANR, pour un coût global de plus de 3M€.

 

Plus d’information :

 

Photo : Yves Gueguen Ifremer

30.09.15