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Préannonce : Un appel à projets internationaux à venir sur les résistances antimicrobiennes

L’Agence Nationale de la Recherche va lancer, en collaboration avec 12 pays européens (Belgique, Danemark, Allemagne, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Espagne, Suède et Royaume-Uni), 3 pays associés (Israël, Turquie et Suisse) et le Canada, un troisième appel à projets dans le cadre de l’initiative de programmation conjointe sur la résistance antimicrobienne (JPIAMR). Cette initiative vise à promouvoir des recherches internationales sur le thème de la résistance antimicrobienne. L’ouverture est prévue pour le 18 janvier 2016.

Un organisme peut développer une résistance à un médicament soit en raison d’une mutation génétique soit par l’acquisition de matériel génétique en provenance d’une autre souche (i.e. par transmission de résistance). Les organismes résistants peuvent se multiplier en présence du médicament (i.e. sélection des caractères résistants). Cependant en l’absence de transmission, la résistance restera un problème isolé et ne se propagera pas. Afin de comprendre la complexité des interactions biologiques et environnementales qui déterminent la propagation de la résistance aux antibiotiques, il est nécessaire d’identifier et de caractériser les facteurs qui y contribuent au sein et entre différentes sources notamment chez les humains (malades et en bonne santé) et les animaux (bétail, animaux de compagnie et sauvages) vivant/provenant de différents environnements (intérieurs et extérieurs).

Apporter une réponse collective par la recherche

Ainsi, la recherche en biologie et épidémiologie de la sélection et de la transmission de la résistance est cruciale pour définir des mesures préventives pour répondre à cette menace publique. L’existence et la prolifération de la résistance aux antibiotiques de souches bactériennes avec un impact majeur sur la santé publique doivent être déterminés en suivant des approches d’analyses de risque basées sur le répertoire génomique des pathogènes bactériens et sur les contraintes écologiques et sur les paramètres environnementaux qui déterminent leur survie clinique, communautaire et vétérinaire. Dans ce contexte, l’initiative de programmation conjointe sur la résistance antimicrobienne vise à coordonner l’effort de recherche sur ces questions au niveau international.

Un nouvel appel à projets prévu pour janvier

Ce troisième appel à projets devrait réunir les agences de financement suivantes: FRS-FNRS et FWO (Belgique), CIHR (Canada), IFD (Danemark), BMBF/DLR (Allemagne), CSO-MOH (Israël), IT-MOH (Italie), VIAA (Lettonie), ZonMw (Pays-Bas), RCN (Norvège), NCN (Pologne), FCT (Portugal), ICSIII and MINECO (Espagne), SRC and Formas (Suède), SNCF (Suisse), Tubitak (Turquie), and MRC (Royaume-Uni). Le but de cette action est de soutenir des travaux de recherche visant à découvrir les mécanismes de transmission et de sélection de la résistance antimicrobienne (AMR) à l’échelle génétique, bactérienne, animale, humaine, sociétale et environnementale, afin de proposer et évaluer des mesures préventives intervenant dans le contrôle de la résistance. L’objectif principal de cet appel à projets est de combiner les ressources, les infrastructures et les forces de recherche de différents pays afin de mieux comprendre la transmission de la résistance antimicrobienne en suivant le concept « Une seule santé ».

Des consortia multidisciplinaires et transnationaux attendus

L’appel à projets vise à promouvoir la recherche collaborative multinationale en s’appuyant sur les recherches conduites de manière indépendantes au niveau national et travailler ensemble afin d’améliorer le contrôle des infections bactériennes résistantes pertinentes sur le plan clinique et/ou vétérinaire. Au travers de cet appel à projets, il est attendu que la plupart des collaborations soient multidisciplinaires avec une expertise pouvant inclure, sans que cela soit une limite, des bactériologistes (cliniques, vétérinaires, et environnementaux), des chimistes, des écologistes, des mathématiciens, des informaticiens et modélisateurs informatiques, des praticiens médicaux (humains et vétérinaires), etc. Les consortia sont encouragés à inclure des participants académiques, médicaux et des praticiens en santé publique (humaine et vétérinaire), des décisionnaires politiques, des industries dès que cela est pertinent (et conforme aux règles nationales/régionales).

Calendrier

Lancement de l’appel à projets : 18 janvier 2016.
Date limite de soumission de la pré-proposition : 21 mars 2016.
Date limite de soumission de la proposition complète : 4 juillet 2016.
Début des projets : fin 2016 – début 2017.

Règles d’éligibilité

Les candidats devront respecter les règles nationales de leur agence de financement nationale. De plus, chaque consortium transnational soumettant une proposition devra inclure :

  • Un minimum de 3 partenaires éligibles issus de 3 pays différents participant à l’appel à projets.
  • Un maximum de 6 partenaires
  • Un maximum de 2 partenaires financés par une même agence de financement.

En savoir plus :

23.12.15