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Le bio : quels impacts pour la santé et l’environnement ? BioNutrinet compte sur les internautes pour éclairer cette question

Qui consomme des produits biologiques ? Pour quelles raisons ? Quels sont les impacts de ces consommations sur la santé et sur l’environnement ? Afin de répondre à ces questions, l’étude BioNutrinet, volet spécifique de l’étude NutriNet-Santé, vient d’être lancée. D’une ampleur jusqu’ici inégalée, BioNutrinet est financée grâce à des crédits alloués par l’ANR dans le cadre du programme Systèmes alimentaires durables (ALID 2011-2013).

L’influence de l’alimentation sur la santé, qu’il s’agisse d’effets bénéfiques ou néfastes, est clairement établie. Alimentation saine et sûre et, en amont, la production de systèmes alimentaires durables, économes en eau, en énergie et respectueux des écosystèmes sont des préoccupations sociétales fortes. La demande des consommateurs vis-à-vis de produits bio est ainsi en constante augmentation avec un accroissement annuel de la production supérieur à 10 %. De ce fait, la production alimentaire issue de l'agriculture biologique a nettement augmenté ces dernières années, pour atteindre 3 à 20 % de la superficie agricole dans les pays de l'Union européenne et 0,6 % de la superficie agricole aux Etats-Unis.

Cependant, les données relatives aux motivations de la consommation de produits biologiques, le profil des consommateurs et l’impact de cette consommation au plan individuel (état de santé) et environnemental restent encore restreintes.

Une étude unique au monde

Dans ce contexte, l’étude BioNutrinet vient d’être lancée. Volet spécifique de l’étude Nutri-Net-Santé, ce travail constitue une première mondiale de par le nombre de personnes suivies et la méthode utilisée. Durant 4 ans, 100 000 internautes volontaires (50 000 consommateurs d’aliments bio et 50 000 non-consommateurs) vont être sollicités pour fournir régulièrement des données sur leurs consommations alimentaires et leur état de santé. Un sous-échantillon de 300 volontaires fera, par ailleurs, l’objet d’analyses biologiques afin d’établir leur statut nutritionnel et toxicologique et de déterminer l’impact de leur mode d’alimentation sur ces points.

In fine, l’objectif de cette étude d’envergure est triple, identifier :

  • Qui sont les consommateurs de produits bio du point de vue sociodémographique, psychologique, ou encore économique ?
  • Quelles sont leurs motivations vis-à-vis de cette consommation ?
  • Quels sont les impacts de cette consommation au plan individuel (statut nutritionnel et toxicologique, état de santé et risque de maladies chroniques, …) et au plan environnemental (apport en contaminants et impact environnemental des modes alimentaires) ?

Autant de données précieuses pour guider les politiques publiques.

Des compétences multiples réunies

Pour mener à bien ce travail, un large panel de compétences (épidémiologistes, nutritionnistes, biologistes, économistes et agronomes) a été réuni grâce à la collaboration d’équipes de l’Inra, de l’Inserm, du CNAM, de l’Université Paris 13, du CHU de Grenoble, de l’Institut technique de l’agriculture biologique et des associations Bio Consom’acteurs et Solagro. Ce volet spécifique de l’étude NutriNet-santé fait l’objet d’un financement de près de 700 000 € de la part de l’ANR dans le cadre de l’édition 2013 du programme Systèmes alimentaires durables (ALID 2011-2013).

En savoir plus :

Projet unique et précurseur, l’étude NutriNet-Santé vise à étudier par le biais d’Internet les comportements alimentaires et les relations nutrition santé en suivant 500 000 internautes sur une période de 5 ans. Elle s'appuie sur l'engagement financier de partenaires exclusivement institutionnels et publics : Ministère de la Santé (DGS), Institut de Veille Sanitaire (InVS), Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) ; et du personnel de l’Inserm, l’Inra, le Cnam et l’Université Paris 13. Elle bénéficie également de soutiens de fondations (Fondation pour la Recherche Médicale (FRM), Association de Recherche sur le Cancer (ARC), Fondation Cœur et Artères (FCA) et de la Région Ile-de-France (CORDDIM).

 

17.02.14