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Mobilité et systèmes urbains durables (DS06)
Edition 2017


COWORKWORLDS


Durabilités et spatialités des pratiques de mobilité des coworkers

COWORKWORLDS
Le projet COWORKWORLDS vise à questionner les effets présumés vertueux, mais non démontrés, du coworking en matière de mobilité. L’hypothèse est que la durabilité des pratiques de mobilité des coworkers varie en fonction de leurs configurations sociales et spatiales. L’enjeu du projet est d’identifier la diversité de ces configurations et leur caractère plus ou moins favorable à la durabilité urbaine dans différents territoires (métropoles, villes intermédiaires, périurbain, rural).

Durabilités et spatialités des pratiques de mobilité des coworkers
Le projet COWORKWORLDS vise à comprendre comment de nouveaux modes d’organisation du travail, favorisés par le développement des technologies numériques, peuvent contribuer ou non au développement d’une mobilité plus durable au sein des systèmes urbains. Il s’intéresse à un objet de recherche encore peu étudié : les espaces de coworking. Ceux-ci correspondent à de nouveaux lieux de travail, intermédiaires entre le domicile et le lieu de travail traditionnel, basés sur le partage d’un espace de travail et d’un réseau de travailleurs encourageant la collaboration.

Apparus en 2005 à San Francisco, les espaces de coworking se sont multipliés en France, aussi bien dans les métropoles que dans les villes intermédiaires, les territoires périurbains ou ruraux. La création d’espaces de coworking s’accompagne d’un discours très volontariste des pouvoirs publics qui encouragent, voire soutiennent financièrement, leur développement. Ce soutien est notamment justifié par les effets présumés vertueux, mais non démontrés, du coworking en matière de mobilité. En offrant aux actifs la possibilité de travailler à proximité de leur domicile, les espaces de coworking sont supposés réduire les impacts négatifs des déplacements liés au travail (congestion, pollution, etc.).

L’objectif du projet COWORWORLDS est de questionner l’évidence de la durabilité urbaine du coworking. Il vise à identifier la diversité des configurations sociales (professionnelles, familiales) et spatiales (résidentielles, territoriales) dans lesquelles sont engagés les coworkers et leur caractère plus ou moins favorable à la durabilité urbaine à travers :
- la connaissance des pratiques de mobilité des coworkers,
- la compréhension des choix qui président à l’adoption de ces pratiques
- la mise en perspective des spatialités qu’elles dessinent.

Méthodologie
Le projet COWORKWORLDS vise à combiner des méthodologies issues de différentes disciplines (aménagement-urbanisme, anthropologie, économie, géomatique, informatique, sociologie). Il s’appuiera sur:
- la réalisation d’une enquête par questionnaire auprès des coworkers
- la réalisation de deux vagues d’entretiens semi-directifs, la première auprès de créateurs d’espaces de coworking, la seconde auprès de coworkers
- la réalisation d’une cartographie fine à partir de SIG de l’environnement urbain des espaces de coworking
- l’exploitation de traces de de mobilité
- la réalisation d’un travail d’observation participante

Résultats

Pour étudier la durabilité des pratiques de mobilité des coworkers, le projet COWORKWORLDS se déroulera en 3 phases prinicpales :

1 – Analyse de l’environnement urbain des espaces de coworking
1.1 Recensement des espaces de coworking
1.2 Caractérisation de l’environnement urbain des espaces de coworking
1.3 Compréhension des choix de localisation des espaces de coworking

2 – Caractérisation des configurations sociales et spatiales des coworkers
2.1 Analyse des caractéristiques socio-économiques et des pratiques de mobilité des coworkers
2.2 Compréhension des configurations sociales et spatiales des coworkers

3 – Analyse de la spatialité des pratiques de mobilité des coworkers
3.1 Collecte, exploitation et analyse des traces de mobilité
3.2 Cartographie des systèmes de lieux

Perspectives

Les résultats du projet COWORKWORLDS pourraient permettre d’apporter une réponse à la question suivante : le coworking peut-il constituer une nouvelle voie susceptible de favoriser des pratiques de mobilité plus durables°? Il pourrait, à ce titre, intéresser deux principales catégories d’acteurs : les acteurs publics et privés intervenant dans le domaine du transport et de la mobilité, d’une part, les entreprises et les salariés, d’autre part. Pour les acteurs publics et privés intervenant dans le domaine du transport et de la mobilité (collectivités locales, services de l’Etat, bureaux d’études, exploitants et opérateurs de transport public), l’enjeu principal est de savoir si le coworking peut être considéré ou non comme une composante de l’offre de nouveaux services de mobilité (vélos en libre-service, autopartage, etc.) à même de favoriser la durabilité urbaine. Plus généralement, les résultats du projet COWORKWORLDS pourraient permettre aux entreprises et aux salariés de mieux faire connaître ce nouveau mode d’organisation du travail et éventuellement l’intégrer comme une nouvelle mesure dans le cadre de Plan de déplacements inter-entreprises (PDIE).

Productions scientifiques et brevets

Lejoux P., 2018, « Co-working spaces: a new hope to achieve sustainable urban mobility°? ». In Association of European Schools Of Planning - Annual congress « Making space for hope », 10-14 juillet, Göteborg.

Lejoux P., 2018, « Les espaces de coworking, un projet au service d’une mobilité plus durable ? ». In Rencontres internationales en urbanisme de l’APERAU « Que reste-t-il du projet ?», 18-22 juin, Lille.

Partenaires

LAET Laboratoire Aménagement Economie Transports

Aide de l'ANR 188 946 euros
Début et durée du projet scientifique - 36 mois

Résumé de soumission

Le projet COWORKWORLDS vise à comprendre comment les technologies du numérique peuvent favoriser ou non une mobilité plus durable au sein des systèmes urbains en s’intéressant à un objet de recherche encore peu étudié dans le champ des urban studies et des mobility studies : le développement du coworking. Le coworking peut être défini comme un nouveau mode d’organisation du travail basé sur le partage d’un espace de travail et d’un réseau de travailleurs encourageant la collaboration. Favorisés par le développement des technologies numériques portatives et la dématérialisation de l’information, ces nouveaux lieux de travail intermédiaires entre le bureau traditionnel et le domicile sont apparus en 2005 à San Francisco et se sont multipliés depuis à travers le monde. En France, le phénomène a vraiment pris de l’ampleur depuis 5 ans avec l’implantation d’espaces de coworking dans les métropoles mais aussi dans les villes moyennes, les territoires périurbains ou ruraux. La création d’espaces de coworking par les entreprises s’accompagne d’un discours très volontariste des pouvoirs publics qui encouragent, voire soutiennent financièrement, leur développement. Ce soutien est notamment justifié par les effets présumés vertueux, mais non démontrés, du coworking en matière de mobilité durable. En offrant aux actifs la possibilité de travailler à proximité de leur domicile, les espaces de coworking sont supposés permettre une baisse de la congestion et de la pollution, une amélioration des conditions de transport et un développement plus équilibré des territoires. L’objectif du projet COWORWORLDS est de questionner l’évidence de la durabilité urbaine du coworking dans des contextes territoriaux différenciés. Dans quelle mesure le développement du coworking peut-il constituer une nouvelle voie susceptible de favoriser des pratiques plus durables de mobilité ? L’hypothèse principale du projet est que la durabilité urbaine des pratiques de mobilité des coworkers dépend des configurations sociales et spatiales dans lesquelles ils sont engagés. Tout l’enjeu du projet est d’identifier la diversité de ces configurations socio-spatiales et leur caractère plus ou moins favorable à la durabilité urbaine à travers la connaissance des pratiques de mobilité matérielles comme immatérielles des coworkers, la compréhension des choix qui président à l’adoption de ces pratiques et la mise en perspective des spatialités qu’elles dessinent. Pour analyser les pratiques de mobilités matérielles et immatérielles des coworkers et caractériser les systèmes de lieux qu’elles dessinent, le projet souhaite associer des enquêtes qualitatives (entretiens semi-directifs) et quantitatives (enquête par questionnaire, traces numériques). L’objectif étant de diversifier à la fois le profil des coworkers et des territoires enquêtés, les enquêtes seront réalisées dans les régions urbaines de Lyon et de Grenoble (ville-centre, périurbain), à Annecy, dans la Drôme et l’Ardèche. Le programme du travail est composé de trois phases. La première phase sera dédiée à la caractérisation des configurations sociales et spatiales des coworkers. La seconde phase cherchera à identifier la diversité des configurations sociales et spatiales dans lesquelles sont engagés les coworkers et leur caractère plus ou moins favorable à la durabilité urbaine. La troisième phase cherchera à mettre en perspective les spatialités que dessinent les pratiques de mobilité des coworkers du point de vue de la durabilité urbaine. Le projet COWORKWORLDS présente un fort potentiel de valorisation auprès de la communauté scientifique comme du monde socio-économique (acteurs publics et privés intervenant dans le domaine des transports et de la mobilité, entreprises, salariés.

 

Programme ANR : Mobilité et systèmes urbains durables (DS06) 2017

Référence projet : ANR-17-CE22-0004

Coordinateur du projet :
Madame Patricia LEJOUX (Laboratoire Aménagement Economie Transports)

 

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L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.