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JCJC : Sciences humaines et sociales : Développement humain et cognition, langage et communication (JCJC SHS 2) 2010
Projet BrainTime

De la dynamique cérébrale à l'abstraction consciente du temps.

Quand se situe le "présent"? Quelles représentations mentales et computations neuronales permettent la construction du présent perçu? Si voir débute par la transduction des photons par les cellules rétiniennes, il n'existe pas de récepteur sensoriel dédié à la transduction du temps; ainsi, la perception du temps offre un challenge très difficile pour notre compréhension de la cognition humaine. Le temps est un exemple type de construction perceptuelle qui s'élabore sous la contrainte anatomique et dynamique du système nerveux. Afin de clarifier les principes neuronaux et les opérations mentales sous-jacentes à la perception du temps, ce projet de recherche teste un cadre théorique très récent pour comprendre comment le cerveau humain permet l'expérience temporelle du temps et en particulier, du "maintenant" ou temps subjectif présent. Le travail empirique décrit ici divise le problème en trois questions spécifiques qui seront adressées en utilisant les méthodes de psychophysique combinées à des techniques de neuroimagerie fonctionnelle sophistiquées à grande résolution temporelle, la magnéto- et l'électro-encephalographie (MEEG). Ces trois tâches sont elles-mêmes divisées en plusieurs expériences et extensions expérimentales.

(i) La première question empirique s'attache à savoir si le présent perceptuel reflète le présent objectif, le futur objectif ou le passé objectif. Dît différemment, est-ce que le présent subjectif est légèrement décalé par rapport à la réalité objective? Si tel est le cas, le décalage reflète-t'il des mécanismes cérébraux de prédiction et/ou de posdiction?

(ii) La second question s'attarde sur la représentation du temps dans le cerveau. Tous les sens sont des canaux latents d'encodage de l'information temporelle et la dynamique cérébrale porte sans doute les propriétés brutes de la perception du temps et ce, de manière amodale (i.e. indépendamment de la modalité sensorielle d'entrée). Le passage de la dynamique neurale à l'abstraction perceptuelle du temps est loin d'être une question triviale: par exemple, en considérant les asynchronies inhérentes des temps de processus neuronaux. Cette étude teste la perception de la durée au sein et à travers les modalités sensorielles afin de quantifier systématiquement la résolution perceptuelle de notre sens du temps.

(iii) La troisième question s'attache au suivi de la construction du temps présent en utilisant une illusion temporelle qui résulte de la transformation véridique des propriétés temporelles d'un événement en une construction temporelle explicite. Un challenge ambitieux de cette expérience est de développer une technique de classification et de décodage des signaux MEEG pour suivre l'évolution des représentations temporelles de l'encodage véridique à la perception illusoire du temps (donc de prédire à partir des enregistrements MEEG ce que la personne perçoit).

Le but de cette recherche est d'élaborer une nouvelle approche de l'étude de la perception du temps. Ces travaux seront étendus afin de permettre une meilleure compréhension de ce qui distingue les processus temporels (ou dynamique cérébrale) de la perception du temps proper notamment dans les cas cliniques.

Partenaires

INSERM INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION PARIS XI

Aide de l'ANR 400 000 euros
Début et durée du projet scientifique - 48 mois

 

Programme ANR : JCJC : Sciences humaines et sociales : Développement humain et cognition, langage et communication (JCJC SHS 2) 2010

Référence projet : ANR-10-JCJC-1904

Coordinateur du projet :
Madame Virginie VAN WASSENHOVE (INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE - DELEGATION PARIS XI)
Virginie.van-Wassenhove@nullcea.fr

 

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L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.