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Projet clos

Diagnostic d'Infections par spectroscopie Raman Amplifiée par Nanoparticules (DIRAN)


Action : Nanobiotechnologies


N° de convention : 11-NANB-0001

Informations générales

  • Référence projet : 11-NANB-0001
  • RST : François PERRAUT
  • Etablissement Coordinateur : CEA Grenoble
  • Région du projet : Auvergne-Rhône-Alpes
  • Discipline : 5 - Bio Med
  • Aide allouée : 2 600 000 €
  • Date de début du projet : 01/09/2012
  • Date de fin du projet : 30/06/2014
  • Mots clés : imagerie; diagnostic

Résumé du projet

Les maladies infectieuses sont une cause majeure de mortalité à l’échelle de la planète. Les tests de diagnostic actuellement disponibles ne permettent généralement que la confirmation de décisions thérapeutiques prises en amont par les médecins en fonction de critères principalement cliniques etselon une approche probabiliste. Dans de telles conditions, il n’est pas rare que le traitement prescrit soit inadapté, ce qui a pour conséquences directes 1) une morbidité et une mortalité plus élevées que ce que l’application efficace des traitements existants permettrait théoriquement, 2) l’apparition et la dissémination rapide de mécanismes de résistances aux antibiotiques dans les populations bactériennes nosocomiales, qui sont une menace majeure pour la santé publique dans les prochaines années.L’objectif du projet DIRAN est de fournir le prototype d’un système fournissant en moins de deux heures après prélèvement sur un patient des informations cliniquement pertinentes d’identification et de phénotype de résistance aux antibiotiques des bactéries pathogènes présentes dans un échantillon cliniquePour atteindre cet objectif, le projet s’appuie sur les avancées récentes des méthodes d’imagerie et de spectroscopie optiques. Ces méthodes, qui donnent une représentation de la composition chimique de l’échantillon, ont montré leur capacité à fournir des informations d’identification bactérienne et ont le potentiel d’être appliquées à l’échelle de bactéries individuelles dans l’échantillon clinique primaire. Ce dernier avantage doit permettre une analyse directe et rapide de l’échantillon, en économisant notamment l’étape longue de croissance requise par les méthodes de référence qui sont moins sensibles.Le démonstrateur visé par le projet est la première étape vers un système de diagnostic in vitro qui permettra de révolutionner la pratique médicale en fournissant au médecin (hospitalier et en ambulatoire) des outils d’orientation de sa décision thérapeutique.Le projet a suivi le plan de travail conçu par les concepteurs du projet avec très peu de modifications. Alors que les ambitions du projet étaient très grandes, la livraison des différentes fournitures a respecté ce plan de travail avec à la clé l'obtention de résultats de premier ordre scientifique et technologique. En dix-huit mois seulement, l'équipe projet a prouvé qu'un diagnostic d'identification et de sensibilité aux antibiotiques est possible à partir de mesures sur bactériesindividuelles. De plus, des méthodes optiques nouvelles, innovantes et à fort potentiel ont été inventées. Ces faits marquants ne doivent pas masquer tout le reste du travail de fond, l'objectif du projet étant de réaliser un système d'analyse de routine.Le projet a été arrêté en cours de route dix-huit mois après son démarrage suite à l'expertise des résultats obtenus sur un unique sous-poste d'une durée de trois mois.

(L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.)