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Sécurité des citoyens, lutte contre le crime et le terrorisme (DS0901) 2015
Projet VIORAMIL

VIOLENCES ET RADICALITES MILITANTES EN FRANCE - UNE EXPERTISE PLURIDISCIPLINAIRE SHS

Le projet VIORAMIL répond à la thématique de « la radicalisation violente des individus ou groupes d’individus », qui constitue un élément de l’axe 1 « Sécurité des citoyens, lutte contre le crime et le terrorisme » du Défi 9 « Liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses résidents ». Il entend explorer les violences et radicalisations militantes en France des années 1980 à nos jours, grâce à une analyse pluridisciplinaire innovante combinant les regards d’historiens, de politistes, de sociologues, de juristes et de spécialistes de l’information et de la communication. Cette étude porte aussi sur les représentations de ces violences dans l’opinion et les médias. Elle s’intéresse enfin à l’évolution de leur gestion, en amont comme en aval (campagnes de prévention, traitement policier, suivi judiciaire), par des pouvoirs publics qui doivent associer recherche d’efficacité et respect du cadre légal. En cela, le dossier fait aussi écho à l’axe 6 « Sécurité, liberté, respect de la vie privé et des droits individuels » du même Défi mais nous avons privilégié l’axe 1 en raison de sa thématique de la radicalisation au cœur du projet. L’étude des radicalités se prête aux approches croisées. Le Défi 9 insiste d’ailleurs sur la nécessaire pluridisciplinarité de toute réflexion portant sur la sécurité globale et appelle à « une participation accrue de la part des acteurs de la recherche en SHS ». Le projet VIORAMIL répond à cet appel.

Le projet s’inscrit dans l’axe « sécurité des citoyens et lutte contre le terrorisme » en « identifiant et en prévenant les risques et menaces » que fait peser « la radicalisation violente des individus et groupes d’individus » (axe 1 du défi 9 de l’appel à projet générique de l’ANR). Il s’attache aux manifestations diverses de la violence militante (idéologique, indépendantiste, religieuse, etc…) sous plusieurs formes et à différents niveaux (des débordements lors de manifestations à la planification d’attaques terroristes) et mobilise des universitaires en sciences sociales (spécialistes des violences politiques) en liaison avec les pouvoirs publics. La production consiste en un corpus inédit des violences militantes sous forme de tableaux statistiques/graphiques/cartes, en une analyse des organisations concernées et des déterminants de la radicalisation, en une étude de l’évolution du contrôle policier et du cadre juridique ainsi que des modèles pratiques de déradicalisation. L’ensemble améliorera les techniques de détection/gestion des radicalisations violentes. Elle définira des modèles de sortie de la violence pouvant inspirer les acteurs sociaux et décideurs politiques. Conformément au Défi 9, le projet associe « des partenaires académiques et des utilisateurs finaux » ici publics. Nous avons en effet obtenu le partenariat de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ), établissement public national à caractère administratif placé sous la tutelle du Premier ministre, qui intervient dans la formation, les études et l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure et de justice. L’INHESJ intégrera les activités du projet dans son programme de formation.

Partenaires

CESDIP Centre de Recherche Sociologique sur le Droit et les Institutions Pénales

CREM Centre de Recherche sur les Médiations

CRULH Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire

CESSP Centre Européen de Sociologie et de Science Politique

INHESJ Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice

Aide de l'ANR 301 966 euros
Début et durée du projet scientifique janvier 2016 - 42 mois

 

Programme ANR : Sécurité des citoyens, lutte contre le crime et le terrorisme (DS0901) 2015

Référence projet : ANR-15-CE39-0016

Coordinateur du projet :
Monsieur François AUDIGIER (Centre de Recherche Universitaire Lorrain d'Histoire)

 

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L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.