L'Agence nationale de la recherche Des projets pour la science

ANR & Climat - COP21 Translate this page in english

Modalités de soumission 2014

Missions

Agence française de financement de la recherche sur projets, l’ANR :

  • contribue au développement des sciences et technologies
  • mobilise les équipes au service d’enjeux stratégiques
  • accélère la production et le transfert de connaissances en partenariat
  • favorise les interactions pluridisciplinaires et le décloisonnement
  • facilite l’établissement de collaborations européennes et internationales

@AgenceRecherche

12/05 16:51 - [RDV] Retrouvez nous le 24/05 à @Innorobo pour les États généraux de la #Robotique https://t.co/4JMpGCa02E https://t.co/pcDfQnQ580

10/05 17:38 - [AAP] Projets sélectionnés à l'appel Belmont forum @BFE_Inf @JPIClimate Prédictibilité du climat https://t.co/iadX0IRQ7t

04/05 17:30 - Call for Applications - Scientific Evaluation Panel (CES) Chairmen Referees https://t.co/l00MgcBj5S

  • CCDIM Développement d’un boitier de biopuces microfluidiques parallélisées (Cultures Cellulaires Dynamiques Intégrées en Microsystèmes : CCDIM) pour des applications industrielles de criblages.

    CCDIM
    Développement d'une plateforme de biopuces microfluidiques

    Enjeux et objectifs
    Le laboratoire de biomécanique et bio ingénierie a développé des biopuces microfluidiques qui permettent la culture cellulaire dans un micro environnement dynamique et micro structuré. Les études du laboratoire ont permis de prouver une activité fonctionnelle des tissus hépatiques dans nos biopuces. Par la suite ces biopuces ont été parallélisées afin d’augmenter la capacité d’analyse. Cependant le format actuel reste un prototype de laboratoire difficilement transférable à des industriels. Dans le cadre de ce projet, nous souhaiterions optimiser et développer un nouveau design de boitier afin de permettre à terme une automatisation des cultures et des analyses issus de l’utilisation du boitier. Pour cela nous souhaitons travailler sur de nouveau matériaux afin de résoudre des problèmes techniques comme la réduction des phénomènes d’adsorption des molécules. D’autres part nous souhaitons optimiser le protocole de fabrication afin réduire les couts et d’obtenir un boitier monolithique facile d’utilisation. De plus, nous souhaiterions mettre en place un réseau d’industriels partenaires qui pourraient d’une part intervenir dans les développements du boitier et d’autre part tester sur sites le boitier mis en place. Dans ce projet, la valorisation du boitier serait accompagnée par la structure de valorisation de l’université de technologie de Compiègne (UTC).



  • PlasmoPiggyBac Mutagénèse mediée par des transposons comme approche de genomique fonctionnelle pour l’étude de la régulation des gènes de virulence chez Plasmodium falciparum

    Mutagénèse mediée par des transposons comme approche de genomique fonctionnelle pour l’étude de la régulation des gènes de virulence chez Plasmodium falciparum
    Plasmodium falciparum est un parasite qui infecte près de 300 millions de personnes et est responsable de plus de deux millions de morts par an. PfEMP1 est un facteur de virulence majeur responsable du paludisme sévère codé par la famille multigènique var. Afin d’établir une infection permanente, P. falciparum emploie comme stratégie la variation antigénique. L’objectif de ce projet est l’identification des facteurs associés à l’expression mono-allélique des gènes var.

    Mutagenèse, identification des gènes candidats et investigation de leur rôle
    Malgré les efforts déployés, le mécanisme moléculaire qui contrôle la variation antigénique chez P. falciparum reste un problème non résolu du fait de la complexité de ce parasite. Il a été démontré que différents facteurs jouent un rôle important dans l’expression monoallélique des gènes var (éléments génétiques des gènes var eux-mêmes, la structure de la chromatine et l’organisation nucléaire des chromosomes). Cependant, les mécanismes moléculaires qui contrôlent ce phénomène sont encore énigmatiques et des études fonctionnelles manquent. De plus, une large majorité des gènes de P. falciparum codent pour des protéines hypothétiques sans aucune homologie avec des protéines d’autres organismes eucaryotes. Ceci suggère que P. falciparum pourrait utiliser des facteurs inédits pour contrôler l’expression des gènes de virulence. Il est donc évident que des études par analogie aux autres organismes modèles diminuent les chances d’identifier les mécanismes spécifiques à ce parasite. Pour cette raison, nous avons choisi de suivre une approche empirique combinée à un screen génétique qui permettra d’identifier de nouveaux mutants pour lesquels la régulation des gènes var est affectée. Afin d’identifier les mécanismes impliqués dans la variation antigénique chez le parasite P. falciparum, l’approche suivie a été divisée en trois objectifs majeurs :

    Objectif 1: Développer un système de mutagenèse aléatoire du génome entier et un screen génétique qui permet d’identifier les facteurs impliqués dans l’activation, la répression ou le “switching”.

    Objectif 2: Identifier les gènes impliqués dans l’activation, la répression ou le “switching” en utilisant l’approche développée décrite plus haut.

    Objectif 3: Analyse des gènes candidats et étude du rôle qu’ils jouent dans la variation antigénique.



  • COGNAC Impact de la chimie des biradicaux organiques atmosphériques sur la genèse d’aérosols

    Impact de la chimie des biradicaux organiques atmosphériques sur la genèse d’aérosols
    L’amélioration de nos connaissances des mécanismes de formation des aérosols revêt un caractère stratégique étant donné leur importance dans le système climatique et la détérioration de qualité de l’air. En particulier, COGNAC apportera des éléments d’information importants quant à la chimie dans différentes phases des biradicaux de Criegee.

    Contribution des biradicaux de Criegee à la formation des aérosols organiques dans l’atmosphère
    Dans la troposphère, la compréhension de la chimie des aérosols et des espèces radicalaires mises en jeu est la clé pour mieux appréhender les évolutions futures de notre environnement en mutation, en lien avec le changement climatique et la qualité de l’air. Cependant, un certain nombre d'indicateurs montrent que notre connaissance des processus mis en jeu reste parcellaire. Ces dernières années, par exemple, de nouvelles voies réactionnelles ont été identifiées comme impactant le bilan global des radicaux HOx, ou la formation d’aérosols soufrés. Dans ce dernier cas, le rôle essentiel joué par les biradicaux de type Criegee (BCs), formés suite à l’ozonolyse des composés organiques volatils insaturés, a été mis en exergue.

    Dans l’atmosphère, les BCs peuvent soit se décomposer rapidement pour former de nouveaux radicaux ou être stabilisés pour réagir ensuite avec les NOx, SO2, H2O ou d'autres composés organiques. Il a été démontré très récemment que la cinétique de réaction de certains BCs avec SO2 conduisant à la formation d’acide sulfurique (H2SO4) était beaucoup plus rapide qu’envisagée jusqu’alors, amenant à s’interroger sur le rôle de ces derniers dans le bilan global de formation de H2SO4. Ces résultats font l’objet d’intenses discussions, car ils peuvent modifier considérablement notre compréhension des capacités auto-épurantes de l’atmosphère.

    C’est dans ce cadre que le projet COGNAC se propose de mesurer en laboratoire de nouveaux paramètres cinétiques et mécanistiques décrivant notamment la chimie des BCs et du radical nitrate et la formation des produits issus de ces réactions. Ceci permettra de mieux évaluer l’importance de ces processus dans la formation de l’aérosol organique et d’obtenir des données mécanistiques robustes, afin d’améliorer la performance des modèles numériques et ainsi de mieux prédire la capacité oxydante de l’atmosphère et la distribution des aérosols.



  • AP’ONCALYPSE Validation d’un prédicteur de type « signature immunologique » de la réponse aux anthracyclines dans le cancer du sein.

    Définir des prédicteurs immunologiques à la réponse aux anthracyclines dans le cancer du sein
    La chimiothérapie appliquée aux cancers mammaires localisés ou avancés peut guérir un pourcentage variable de patientes. Cette guérison semble être indissociable du développement d’une réponse immunitaire antitumorale engendrée par la mort cellulaire post-chimiothérapie. La question soulevée par ce projet est de décliner les mécanismes moléculaires sous tendant la vaccination antitumorale post-traitement aux anthracyclines (immunogène) pour en faire un test diagnostic prédicteur de réponse.

    Définir les prédicteurs de la réponse immunitaire à la chimiothérapie adjuvante et néoadjuvante dans les cancers du sein.
    Ce projet vise à valider une série de nouveaux biomarqueurs immunitaires de réponse aux anthracyclines afin de prédire la capacité de l'hôte à se faire vacciner (et traiter) contre sa tumeur et rétrospectivement de compenser les défauts de signalisation immunologiques par une thérapie ciblée chez les patientes «prédites« comme non répondantes.
    Ce programme de recherche sera effectuée par l'action coordonnée de deux équipes INSERM (U1015 et U848) reconnues et spécialisées dans le domaine de la biologie cellulaire et l'immunothérapie du cancer, en association avec le Centre d'Investigations Cliniques CICBT507, une équipe de bio-informaticiens / biomathématiciens de l'Ecole des Mines et le département de transfert de technologie IGR&D.
    Les biomarqueurs immunitaires de réponse aux anthracyclines sont un multiplex de 3 sondes détectant des acides nucléiques codant pour les marqueurs de stress du réticulum endoplasmique et de 3-6 autres polymorphismes génétiques perte de fonction (SNP des gènes hôtes, dérivée de l'ADN tumoral ou de leucocytes), différents selon les cancers du sein traités en adjuvant ou néoadjuvant.
    Les objectifs étant de (i) valider cette signature immunologique sur deux cohortes rétrospectives de 680 patientes (néoadjuvant) et 400 (adjuvant); (ii) de travailler une méthodologie «GLP chip Array«, de fabrication d'un kit multiplex à breveter, qui serait la référence en routine pour valider la signature en étude prospective «haut débit« et de créer une société de diagnostic reposant sur cette technologie.
    En cas de succès du projet AP'ONCALYSE, le modèle d'affaires que nous anticipons devrait être en mesure de fonctionner dans un modèle décentralisé (Agendia) où un kit de diagnostic et l'interprétation de ses résultats devraient être fournis par la société émergente de ce projet de recherche académique.



  • LUMZIF Doigts de zinc luminescents : vers des sondes optiques proche-infrarouge basées sur les lanthanides pour l’imagerie biologique du zinc

    Doigts de zinc luminescents : vers des sondes optiques proche-infrarouge basées sur les lanthanides pour l’imagerie biologique du zinc
    Ce projet a pour but de développer de nouvelles sondes luminescentes pour l'imagerie biologique de Zn2+. Ces sondes sont basées sur des modèles peptidiques de doigts de zinc pour la liaison de Zn2+ et sur des complexes de lanthanides pour l'émission dans le proche-infrarouge.

    Objectif: combiner liaison sélective du zinc et émission proche-infrarouge
    L'objectif principal du projet LUMZIF est de développer des sondes sélectives de Zn2+ pour l'imagerie biologique du zinc. Nous visons des sondes qui (i) détectent sélectivement Zn2+ par rapport aux autres cations physiologiques; (ii) émettent dans le proche-infrarouge où (a) la diffusion est réduite et (b) l'absorption et l'autofluorescence des systèmes biologiques sont faible en comparaison des régions UV et visible, ce qui conduit à minimiser les dommages des systèmes biologiques et à maximiser la sensibilité de détection avec un meilleur rapport signal sur bruit ; (iii) pénètrent dans les cellules; (iv) ont une grande palette d'affinité pour Zn2+ pour mieux adapter la sonde à la concentration de zinc qui doit être imagée, celle-ci pouvant varier sur plusieurs ordres de grandeurs en fonction des cellules et des organelles.
    Ces sondes seront basées sur des peptides doigts de zinc qui lient Zn2+ sélectivement et sur des cations lanthanide(III) qui émettent dans le proche-infrarouge pour le signal optique. La combinaison de ces deux éléments n'a encore jamais été envisagée et apparaît très prometteuse pour la conception de sondes présentant tous les critères nécessaires à l'imagerie in vitro et in vivo du zinc.



  • photo-SRM Fragmentation optique

    Photo-dissociation laser pour la quantification par spectrométrie de masse de biomarqueurs
    La spectrométrie de masse est un outil de choix pour la quantification des protéines biomarqueurs dans le sang et l’urine. La photo-SRM implique une dissociation par un faisceau laser émettant dans le visible de peptides étiquetés par un chromophore afin d’améliorer la spécificité et le seuil de détection.

    Dosage de biomarqueurs protéiques par spectrométrie de masse et dissociation laser
    Les projets d’analyse protéomique appliqués aux grandes pathologies humaines ont permis de découvrir des dizaines de candidats biomarqueurs. La difficulté réside désormais dans l’évaluation clinique de ses candidats afin de discerner ceux qui possèdent un véritable pouvoir de discrimination entre patients sains et malades. La spectrométrie de masse s’impose aujourd’hui comme une alternative crédible aux dosages par les techniques immuno-enzymatiques. Cependant, la complexité des mélanges peptidiques requiert un échantillonnage pré-analytique complexe afin de détecter et de quantifier les biomarqueurs ciblés présents à de très faibles concentrations du fait de composés majoritaires interférents. Afin d’accroître la spécificité de détection de la spectrométrie de masse, le projet Photo-SRM propose de substituer à l’étape classique de fragmentation des peptides par collision une dissociation par un faisceau laser. Ainsi, en étiquetant une sous population bien définie de peptides (peptides à cystéine) par une sonde optique absorbant à la longueur du laser, seuls les peptides dérivés devraient être détectés au sein de mélanges complexes. Différents chromophores commerciaux ou conçus par synthèse chimique seront testés du point de vue de leur capacité à se fragmenter sous irradiation laser et donc à améliorer le rapport signal sur bruit. L’objectif poursuivi est le développement de méthodes validées de dosages multiplexés de protéines dans le sang ou les urines.



  • NGD-NSD Rôle du NSD/NGD: identification des gènes cibles et des facteurs impliqués dans ces mécanismes chez Saccharomyces cerevisiae

    Que se passe-t-il lorsque la traduction est incomplète?
    L'intégrité des ARN messagers (ARNm) est essentielle pour assurer une traduction correcte de l’information génétique. Les cellules ont mis en place des mécanismes afin de dégrader les ARNm défectueux ainsi que les protéines produites à partir de ces ARNm. Notre objectif est de mieux comprendre ces mécanismes et d'en déterminer les rôles physiologiques.

    Caractérisation des voies NGD et NSD chez la levure Saccharomyces cerevisiae.
    Les cellules ont développé des mécanismes pour se protéger des effets néfastes liés à une traduction incomplète du message génétique. En effet, lorsque le ribosome est bloqué où qu'il ne rencontre pas les signaux de terminaison, des facteurs protéiques interviennent pour recycler ce ribosome et dégrader à la fois l'ARNm et la protéine néosynthétisée. Ces deux voies de dégradation sont appelées «No Go Decay« (NGD) et «Non Stop Decay« (NSD). Ces dernières années les études se sont principalement portées sur l'identification des facteurs impliqués dans la dégradation de l'ARNm et la dissociation du ribosome. Très peu de choses sont connues concernant la dégradation des protéines. De plus, l'importance physiologique de ces événements reste actuellement mal estimée, aussi bien en terme de nombre de gènes concernés qu'en terme de régulation de l'expression génique en particulier dans des conditions de stress. L'objectif de ce projet ANR est d'améliorer les connaissances sur ces voies de dégradation en répondant à ces questions.



  • EcoSec Réduction de l’impact environnemental des opérations d’hygiène dans les ateliers agro-alimentaires réfrigérés par une utilisation optimale de la déshumidification de l’air

    Utilisation optimale de la déshumidification de l’air pour l’hygiène des surfaces
    Recherche des programmes, technologies et configurations de déshumidification de l’air qui minimisent la survie de Listeria monocytogenes dans les ateliers réfrigérés en permettant des économies d’énergie ainsi qu’une réduction des rejets chimiques dans l’environnement.

    Utilisation de la déshumidification de l’air pour éviter la persistance de Listeria monocytogenes
    L’entrée de Listeria monocytogenes dans les ateliers agro-alimentaires est inévitable et des efforts considérables sont nécessaires pour éviter que la bactérie n’y persiste alors que des opérations d’hygiène y sont correctement menées. Par ailleurs, les opérations d’hygiène sont fortement consommatrices en eau et en produits d’hygiène, lesquels ne sont pas toujours respectueux de l’environnement. L’objectif général du projet est d’utiliser la déshumidification de l’air pour empêcher la persistance de la bactérie tout en réduisant l’impact environnemental des opérations d’hygiène. Nous chercherons la stratégie de déshydratation la plus destructrice et évaluerons le retard de croissance des cellules survivantes. Des efforts seront ensuite portés sur la compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la réponse de la bactérie au stress hydrique.
    Une déshumidification de l’air est déjà réalisée chez de nombreux industriels mais de façon empirique. De plus, on ne sait pas prévoir les conditions climatiques auxquelles sont soumises les bactéries des surfaces en tout point d’un atelier ce qui sera recherché dans ce projet. Nous pourrons ainsi envisager des solutions techniques pour limiter les zones humides dans les ateliers industriels de façon économique et écologique. Dernier point, mais non des moindres, la déshumidification de l’air a un coût énergétique et EcoSec se propose de définir une technologie moins énergivore et adaptée aux besoins agro-industriels.



  • MERCURIUS Biogéochimie du mercure : Relations entre spéciation, bioaccumulation et écotoxicité

    Mercurius
    Biogéochimie du mercure : Relations entre spéciation, bioaccumulation et écotoxicité.

    Enjeux et objectif
    Le mercure est un polluant neurotoxique persistant et bioamplifié le long des réseaux trophiques du fait principalement de son affinité pour les groupements thiolates (-RSH) présents en abondance dans de nombreuses protéines. Selon une étude récente réalisée par l'un des partenaires, l'ion Hg(II) forme avec les groupements cystéiques de la matière organique dissoute (MOD) détritique (substances humiques) des clusters HgxSy du type de ceux décrits dans les métalloprotéines (métallothionéines, MT) de détoxification du cadmium, du cuivre et du zinc par les organismes vivants. La question se pose alors de savoir si ces formes organiques abiotiques sont aussi biodisponibles et provoquent les mêmes réponses géniques et cytologiques que les espèces libres en solution (telles que CH3Hg+ et CH3HgCl), sont dégradées lors de la biomagnification dans les organes d'accumulation des animaux, et sont semblables aux formes de détoxification de Hg. Ces questions seront traitées par des mesures sur des échantillons prélevés dans le milieu naturel (poissons et cheveux humains) et des expérimentations en laboratoire sur le poisson zèbre (Danio rerio).
    Les résultats des recherches sur le vivant déboucheront sur une meilleure compréhension des relations entre spéciation, biodisponibilité et détoxification du mercure, et fourniront des pistes de réflexion pour améliorer les tests actuels d'évaluation de sa toxicité par une meilleure prise en compte des formes d'exposition. Les connaissances fondamentales acquises sur les mécanismes de fixation du mercure dans la matière organique permettront en outre d'améliorer l'efficacité de certains procédés de traitement des eaux et effluents actuellement utilisés, comme la bio-filtration dans des casiers à tourbe ou dans des zones humides végétalisées.



  • PARP-3 Caractérisation de la PARP-3 dans la stabilité du génome et la plasticité épithéliale.

    Caractérisation de PARP-3 dans l’intégrité du génome et la plasticité épithéliale
    Nos travaux visent à déterminer l'implication de PARP-3 dans le maintien de l'intégrité du génome et établir les mécanismes moléculaires mis en jeu.

    PARP-3 pourrait-elle être une nouvelle cible en thérapie du cancer ?
    La poly(ADP-ribosyl)ation est un mécanisme de régulation de l'activité des protéines directement impliqué dans la surveillance et le maintien de l'intégrité du génome. Cette réaction enzymatique a été découverte par Pierre Chambon dans le laboratoire Strasbourgeois de Paul Mandel il y a presque 50 ans. Très rapidement, l'intérêt thérapeutique d'inhiber cette activité s'est révélé prometteur, pour potentialiser l'effet cytotoxique ou antiprolifératif de drogues antitumorales ciblant l'ADN, en chimiothérapie ou en radiothérapie. Les Poly(ADP-Ribose) Polymérases (PARPs), enzymes qui synthétisent le Poly(ADP-ribose), forment une famille de 17 membres, dont plusieurs on été identifiés au laboratoire. Jusqu'à présent, seules deux PARPs ont été montrées comme directement impliquées dans la surveillance de l'intégrité du génome et la réparation de l'ADN: PARP-1 et PARP-2. En combinant des études biochimiques, structurales et génétiques, par le développement de souris mutantes notre laboratoire a grandement contribué à la compréhension de la fonction de PARP-1 et PARP-2 dans ces processus, ce qui a favorisé le développement d'inhibiteurs chimiques de ces enzymes et de voies stratégiques pour leur utilisation en thérapeutique. De nombreux laboratoires et sociétés pharmaceutiques sont maintenant engagés dans le développement de ces inhibiteurs de PARP pour augmenter la cytotoxicité des chimio- ou radiothérapies et en monothérapie pour cibler des cancers (sein, ovaires, prostate) portant une mutation BRCA1 ou BRCA2 (essais cliniques de phase I-III en cours). Notre laboratoire étudie depuis peu d'autres membres encore peu caractérisés dont PARP-3. Nos objectifs sont de décortiquer l’implication de cette protéine dans la surveillance de l'intégrité du génome, la prolifération cellulaire ou encore dans la plasticité cellulaire



  • SENSO Biomarqueurs da la sensibilité aux signaux sociaux dans la dépression

    Vers un diagnostic biologique de la dépression
    L’enjeu de ce projet est de définir des marqueurs biologiques et d’imagerie cérébrale permettant de faciliter l’établissement du diagnostic de dépression. Pour identifier ces marqueurs nous allons mesurer à la fois l’activité cérébrale (par exemple en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle, IRMf) et l’activité biologique (marqueurs de l’inflammation) des patients déprimés

    Evaluation de la sensibilité aux signaux sociaux des patients déprimés
    La dépression majeure (DM) est une affection fréquente qui affecte sur la vie entière 10 à 15 % de la population générale. Elle représente un fardeau majeur pour les patients, leurs familles ou la société. La dépression est une affection cérébrale associée à des dysfonctionnements dans les régions impliquées dans la réponse et le contrôle des émotions. Bien que ces anomalies du fonctionnement cérébral soient clairement établies, le diagnostic d’un épisode dépressif majeur repose encore actuellement uniquement sur des entretiens avec le patient.
    Afin d’améliorer le diagnostic précoce d’une dépression majeure, de définir ce trouble sur des bases biologiques solides et de proposer des stratégies thérapeutiques nouvelles, nous avons besoin de transférer dans la pratique médicale courante nos connaissances biologiques sur les troubles dépressifs. Des facteurs génétiques et environnementaux influencent le début, l’évolution et la réponse aux traitements des DM. Parmi ces facteurs environnementaux, les expériences d’exclusion sociale augmentent significativement le risque de développer une dépression. Ceci souligne les liens étroits entre la dépression et le fonctionnement social.
    L’objectif du projet SENSO est de définir des marqueurs biologiques de la DM à partir d’une approche scientifique intégrée. SENSO se focalise sur l’étude de l'inclusion et de l'exclusion sociale pour définir ces marqueurs.



  • MAGIC CARPET Dispositifs à magnétorésistance tunnel basés sur les propriétés de films ultra-minces de NaCl

    Etude ab initio, synthèse et mesure du transport polarisé en spin dans des jonctions tunnel originales pour la spintronique : utilisation du NaCl comme barrière.
    Ce projet a pour finalité (i) l'étude préalable, puis (ii) la réalisation d'un nouveau type de jonction tunnel magnétique. L'idée directrice consiste à remplacer le MgO généralement utilisé comme barrière entre les électrodes ferromagnétiques par un halogénure d'alcalin.

    Barrières tunnel d'halogénure d'alcalin : un matériau prometteur pour les JTM du futur ?
    Ces dernières années, les Jonctions tunnel magnétiques (JTM) ont suscité un intérêt croissant dans le domaine des nanosciences, depuis qu’elles sont devenues l’un des dispositifs clefs d’une discipline émergente : l’électronique de spin. Ces hétérostructures sont constituées de deux électrodes métalliques ferromagnétiques (FM) séparées par une fine couche isolante non magnétique (la barrière tunnel). Ces dispositifs présentent des effets de magnétorésistance tunnel (TMR) basés sur un transport cohérent des électrons et ont été intégrés avec succès dans les dispositifs électroniques tels que : têtes de lectures magnéto-résistives à TMR, mémoires magnétiques à accès aléatoire (MRAMs), etc.
    Jusqu’à maintenant les JTMs à TMR les plus performantes sont basées sur des barrières de MgO cristallin. Toutefois, en dépit de leurs propriétés prometteuses, les effets de TMR mesurés expérimentalement restent encore inférieurs aux prédictions théoriques. Ces désaccords sont généralement attribués à la mauvaise qualité structurale et/ou chimique des interfaces FM/MgO (par exemple : l’oxydation de l’interface, la mauvaise coïncidence entre paramètres cristallins à l'interface) ainsi qu'à la présence de dislocations dans la couche de MgO, qui réduisent la TMR de façon draconienne.

    Nous proposons une solution originale à ces problèmes techniques en remplaçant la barrière d'oxyde par un matériau (i) isolant, (ii) composé d'éléments suffisament légers pour réduire le couplage spin-orbite, (iii) ne comportant pas d'oxygène de manière à s'affranchir de toute pollution chimique de l'interface et enfin (iv) présentant des propriétés mécaniques moins raides que le MgO de façon à réduire le risque de dislocations dues aux différences des paramètres cristallins.

    Une classe de matériaux obéit à ce cahier des charges : les halogénures d'alcalins.



Rechercher un projet ANR