L'Agence nationale de la recherche Des projets pour la science

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Modalités de soumission 2014

Plan d’action et appel générique (informations au 13.07.2017)

Appel générique 2017 : premiers résultats (13/07/17)

@AgenceRecherche

02/08 16:41 - [RDV] A vos agendas ! Le 12/09, une journée de présentation de l'appel @WaterJPI 2017 est organisée à Paris https://t.co/bMZXDAAfRW

01/08 17:02 - Présentation du Labcom DrilLab, destiné à optimiser les forages pétroliers et géothermiques https://t.co/FZ7OdNBl7i https://t.co/qCplf1quEa

01/08 16:59 - A noter dans vos agendas : Colloque final du projet SPICy https://t.co/QFlqdHVzLi https://t.co/KpXv6GbMGJ

  • FREE BIRD Effets des rayonnements ionisants chez les oiseaux dans la zone contaminée de Fukushima : liens entre dose, mécanismes moléculaires impliqués et conséquences délétères sur la reproduction

    Impact de l’accident nucléaire de Fukushima Dai-ichi sur les populations d’oiseaux
    Il existe peu de données sur les effets des radiations ionisantes sur la faune sauvage exposée en conditions réelles. Le projet FREEBIRD propose d’identifier les facteurs physiologiques clés gouvernant la radiosensibilité des organismes non-humains, permettant de disposer de signaux d’alerte utilisables pour une stratégie de conservation des espèces.

    Raffinement des critères et méthodes de protection radiologique des écosystèmes
    La catastrophe nucléaire de Fukushima qui a eu lieu en 2011 a provoqué le rejet massif de produits de fission volatiles (134CS, 137Cs, 131I, 129mTe, 129Te, 132Te, 136Cs, 132I, 89Sr, 90Sr…). Les débits de doses induits par les dépôts de radioéléments dans la zone des 100 kilomètres autour de la centrale accidentée sont supérieurs au seuil maximal défini (10 µGy/h) pour une bonne conservation des écosystèmes.
    Dans ce contexte, l’objectif du projet FREEBIRD est d’évaluer les effets des radiations ionisantes sur les vertébrés, organismes les plus radiosensibles, et en particulier sur les populations d’oiseaux.
    Les réponses biologiques seront étudiées chez les oiseaux prélévés dans des zones de contamination croissante, de manière à établir des relations dose radiologique-réponse biologique robustes.

    A l’issue de ce projet, de nouveaux jeux de données seront disponibles sur les effets des rayonnements ionisants sur la faune sauvage, exposée in situ en conditions réelles. Ces données représenteront une contribution majeure : elles pourront dans un premier temps être comparées aux critères de protection écologique actuels pour évaluer les risques encourus par les populations d’oiseaux exposés. Elles constitueront également une base scientifique solide permettant d’alimenter le débat toujours controversé sur les conséquences écologiques de l’accident de Tchernobyl, 25 ans après la catastrophe.



  • HOME-OLED Design de Matériaux hôtes pour des Diodes Organiques Electrophosphorescentes bleues haute performance : une nouvelle approche

    Synthèse de nouveaux matériaux hôtes et/pour la réalisation d’OLEDs phosphorescentes efficaces pour l'émission bleue: une nouvelle approche.
    Les OLEDs offrent une alternative prometteuse dans le cadre de l'éclairage mais sont loin d'être suffisamment efficaces pour remplacer l'éclairage actuel. En effet, uniquement 25 % des excitons formés sous l'influx électrique peuvent émettre par fluorescence, 75 % des excitons triplet se désactivant sans émission. L'idée est de récupérer ces 75 % d'exciton via un transfert d'énergie vers un dopant inorganique phosphorescent pour atteindre un rendement de luminescence théorique de 100%.

    Conception de nouveaux matériaux hôtes, dérivés d'oligophénylènes pour des diodes électroluminescentes organiques phosphorescentes bleues hautes performances.
    Pour envisager le remplacement de l'éclairage actuel par de l'éclairage OLED basse consommation, il faut pouvoir associer des OLEDs émettant les trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. Le développement de la technique «matrice hôte-dopant inorganique phosphorescent« est en pleine expansion et la littérature foisonne de matériaux inorganiques pour l'émission des trois couleurs primaires. Mais, alors qu'il existe aujourd'hui de bons matériaux hôtes pour les phosphorescents verts et rouges, il n'existe que peu de matériaux hôtes pour les phosphorescents bleus. En effet, ce matériaux hôte doit être stable thermiquement et morphologiquement, avoir une bonne mobilité des charges (électrons et trous) pour permettre la recombinaison rapide et équilibrée de ces charges dans la couche active et avoir un niveau de l'état triplet (ET) supérieur à 2.7 eV pour permettre le transfert rapide des excitons triplets de la matrice hôte vers le dopant phosphorescent bleu qui va alors émettre.
    Notre objectif est de mettre au point des matériaux hôtes possédant * une longueur de conjugaison restreinte, conduisant à un niveau d'énergie de l'état triplet élevé tout en gardant intactes les propriétés de transporteur de charge, * des unités spiro-fluorènes conférant à la molécule hôte (i) une haute stabilité morphologique/thermique et (ii) une parfaite séparation des unités transportant les électrons et les trous.
    Ce design moléculaire apparaît très prometteur et devrait ouvrir la voie au développement de dérivés purement hydrocarbonés comme matériaux hôte pour des OLEDs phosphorescentes efficaces, dernière étape pour l'avènement de l'éclairage basse énergie.
    Notre projet concerne donc la synthèse, l'étude des propriétés physico-chimiques et photo-physiques et l'utilisation de ces nouveaux hôtes organiques dans des OLEDs à dopant phosphorescent bleu.



  • BalaV1 Equilibre d'excitation et d'inhibition, sélectivité à l'orientation, et interactions centre-pourtour dans les couches superficielles de l'aire V1 : une étude combinant modélisation et expérience.

    La compensation entre excitation et inhibition peut-elle rendre compte de la sélectivité des neurones du cortex visuel primaire ?
    L'activité des neurones du cortex visuel primaire (V1) présente un très fort «bruit« synaptique. Mais s'agit-il vraiment de «bruit« ? Les études théoriques indiquent que ce «bruit« est la conséquence des fortes interactions – excitatrice et inhibitrice – entre neurones. Ces interactions doivent s'équilibrer (état «balancé«) pour que le niveau d'activité reste raisonnable. Notre projet a pour but d'étudier le rôle de ce bruit émergeant dans la genèse des réponses des neurones de l'aire V1.

    Réseaux récurrents «balancés« et spécificité des réponses neuronales
    Notre objectif est de déterminer comment les fluctuations du potentiel de membrane (ou bruit synaptique) affectent les différentes propriétés de champ récepteurs des neurones de l'aire V1, en particulier en ce qui concerne la sélectivité à l'orientation et les interactions centre-pourtour. Les mécanismes à l'origine de la sélectivité à l'orientation, par exemple, ont été âprement débattus au cours des 50 dernières années. Les théories qui prétendent expliquer la sélectivité à l'orientation font cependant toutes l’hypothèse que le réseau impliqué présente une organisation fonctionnelle, c'est à dire que des neurones ayant des propriétés de champs récepteurs similaires tendent à être davantage connectés entre eux que des neurones ayant des propriétés de champs récepteurs différentes. Or, les travaux théoriques récents de D. Hansel et C. van Vreeswijk suggèrent qu’une telle architecture n'est pas nécessaire à l'émergence de la sélectivité à l'orientation: cette sélectivité peut être présente même si connexions entre neurones sont non ou faiblement spécifiques. Il suffit pour cela que le réseau opère dans un régime dit “ balancé ”, générique de la dynamique des réseaux de neurones fortement récurrents. Une caractéristique de l'état balancé est la présence de fortes fluctuations temporelles de l’activité des neurones, en particulier du potentiel de membrane. Notre but est de caractériser – en combinant théorie et expériences – les propriétés de ces fluctuations et leurs dépendances vis-à-vis du degré de spécificité des connexions ainsi que leurs rôles fonctionnelles chez le primate (macaque, marmouset) en nous concentrant dans un premier temps sur la sélectivité à l'orientation. Dans un second temps nous examinerons si cette approche peut se généraliser à d'autres dimensions des stimuli (contraste et étendue).



  • MASH Etats de Majorana et d’Andreev dans des circuits hybrides combinant des matériaux magnétiques et supraconducteurs

    Etats de Majorana et d’Andreev dans des circuits hybrides combinant des matériaux magnétiques et supraconducteurs
    Le supercourant établi entre deux supraconducteurs reliés par un lien mésoscopique est principalement porté par des états quasi-particulaires localisé :, les « états d'Andreev » (ABS). Un des objectifs de ce projet est d'explorer de nouveaux phénomènes fondamentaux récemment prédit lorsque le degré de liberté de spin joue un rôle majeur dans les ABS. Ces phénomènes ouvrent un champ de recherche à mi-chemin entre les domaines de l'électronique de spin et des dispositifs supraconducteurs.

    Nouveaux phénomènes dans des dispositifs supraconducteurs hybrides
    L'objectif principal de ce projet est de comprendre la nature particulière des ABS dans une variété de nouveaux circuits hybrides. En combinant les matériaux appropriés, nous allons étudier un large éventail des phénomènes physiques sans précédent :

    1. La dynamique des ABS à la fois dans les métaux diffusives et les contacts atomiques. En particulier, identifier les mécanismes de relaxation et de décohérence des 'ABS dans les contacts atomiques, afin d’évaluer leur utilisation comme qubits .
    2 . Explorer le régime dans lequel l'effet Kondo est en compétition avec l'appariement supraconducteur dans un point quantique à base de nanotubes de carbone.
    3 . Comprendre comment les corrélations supraconductrices se propagent dans des matériaux ayant un couplage spin-orbite, et d'identifier les nouvelles propriétés desABS dans les jonctions Josephson fabriqués avec ces matériaux.
    4 . Rechercher des fermions de Majorana .
    5 . Explorer la nature des ABS dans la supraconductivité de type triplet induite par effet de proximité.



  • BIOTERRA Bioterra : maitriser la prolifération microbienne dans des produits biosourcés pour des bâtiments sains et durables

    Bioterra : maitriser la prolifération microbienne dans des produits biosourcés pour des bâtiments sains et durables
    Le projet BIOTERRA s’intéresse à deux enjeux majeurs de la construction :
    - l’utilisation de matériaux à faible impact environnemental pour la construction d’habitats sains,
    confortables et durables (produits biosourcés en terre crue (briques et enduits)),
    - la qualité de l’air à l’intérieur de ces habitats par la maîtrise de la prolifération microbienne qui
    peut avoir des impacts secondaires sur la santé des habitants.

    Enjeux, objectifs et retombées attendues du projet
    On observe depuis plusieurs années un regain d’intérêt pour l’utilisation de la terre crue à l’intérieur des bâtiments car celle-ci joue un rôle naturel de régulateur de l’humidité et améliore ainsi le confort des habitats. Il est fréquent de renforcer et d’alléger ces matériaux en terre crue par l’ajout de matières végétales. Or, sous certaines conditions, il a été observé le développement de moisissures et de champignons à la surface de ces matériaux rendant préoccupante leur utilisation.

    Le projet BIOTERRA a pour but d’identifier, de caractériser et de proposer une (ou des) solution(s) à la prolifération microbienne sur des produits biosourcés en terre crue (briques et enduits) utilisés dans la construction et la rénovation de bâtiments sains et durables. Ce projet aura aussi pour objectif de développer et valider des méthodologies innovantes pour l’identification des souches microbiennes et l’étude de leur prolifération sur des produits de construction.

    Les retombées attendues de ce projet sont multiples.
    Du point de vue scientifique, les résultats du projet permettront d’enrichir des bases de données sur les souches microbiennes présentes dans l’habitat ainsi que des connaissances sur les produits de constructions biosourcés en terre crue.
    Du point de vue méthodologique, de nouvelles méthodologies sur l’identification de souches microbiennes dans l’habitat et sur l’étude de leur prolifération sur des produits de construction (guide méthodologique) seront développées.
    Enfin, des points de vue économique et sociétal, le projet aura pour finalité de développer des produits (lutte microbiologique et produits biosourcés à base de terre crue résistants à la prolifération), de diversifier l’activité des filières terre (briquetiers) et de faciliter l’utilisation des matériaux biosourcés dans le bâtiment en rassurant les maîtres d’ouvrage et d’œuvre vis-à-vis des risques de proliférations microbiennes.



  • AGAFON Champs de jauge artificiels pour atomes neutres

    Champs de jauge artificiels pour atomes neutres
    Les progrès remarquables dans la production de gaz d’atomes ultra-froids ont ouvert un nouveau champ de recherche, à l’interface entre la physique atomique et la physique de la matière condensée. Le but de ce projet a été d’étudier théoriquement et expérimentalement comment des gaz bidimensionnels d’atomes ultra-froids peuvent être utilisés pour simuler le magnétisme orbital de fluides d’électrons dans des matériaux conducteurs.

    Un magnétisme orbital pour des particules neutres ?
    Ce projet a été consacré à l'étude théorique et expérimentale de gaz d'atomes froids soumis à des champs magnétiques artificiels externes et/ou présentant des courants permanents.

    Sur le plan théorique, nous avons d'abord dégagé les situations les plus prometteuses pour générer de telles situations et pour produire des états topologiquement non triviaux. Les voies explorées comportent aussi bien des systèmes isolés, de type « réseau de flux », que des systèmes pilotés de l’extérieur. Nous avons également pris en compte les interactions entre particules et caractérisé les états corrélés susceptibles d'apparaître, en analogie avec l'effet Hall quantique entier ou fractionnaire pour un fluide planaire d'électrons placé dans un fort champ magnétique.

    Sur le plan expérimental, nous avons chercher à caractériser les gaz bi-dimensionnels d’atomes froids et à mettre en place les outils bien adaptés à l’étude de leurs propriétés magnétiques (artificielles) et des courants permanents qui leur sont liés. Nous avons favorisé des géométries de piégeage flexibles, par exemple de type « expérience de transport » ou anneau d’Aharonov-Bohm, qui permettent de transposer aux gaz d’atomes froids des méthodes de mesure développées en physique de la matière condensée.



  • ASAP Amélioration de la Sécurité Automobile par le contrôle des Points soudés par résistance

    Amélioration de la Sécurité Automobile par le Contrôle des Points soudés par résistance
    Le projet vise deux objectifs majeurs :
    • le développement d’un système de contrôle prototype non destructif des points de soudure sur caisse automobile qui permette de diviser le temps de contrôle par 3,
    • le développement d’un modèle prédictif de comportement à rupture des points de soudure permettant de réduire le nombre d’essais de corrélation avec les calculs crash.

    Gagner en compétitivité et en positionnement international
    Les points de soudure sont parmi les modes de liaison les plus répandus. Dans un contexte de mondialisation et de concurrence soutenue, les objectifs du projet sont porteurs d’innovation, d’optimisation des coûts et des délais de conception ainsi que de contrôle. Ces enjeux constituent des leviers de gain en compétitivité et participent à renforcer la présence et la reconnaissance internationale de certains partenaires du projet.

    Deux difficultés techniques ont été rencontrées à ce stade du projet :

    • l’impossibilité d’utiliser le montage prévu par le LAMIH, du fait de la modification par rapport au projet initial des assemblages soudés à intégrer dans le plan d’essais de rupture. Une part importante du temps passé a été consacrée à la recherche d’un nouveau mode de liaison entre les assemblages soudés et le moyen d’essai, à sa validation et au lancement en fabrication des composants pour la réalisation du plan d’expérience pilote ;
    • la présence d’un phénomène de collage à l’interface soudée. Le revêtement des tôles a une température de fusion inférieure à celle de la tôle, conduisant à une liaison entre tôles plus large que le noyau (phénomène de brasure ou collage ; cf partie Illustration). Cette brasure ne peut être simulée, obligeant à une mise au point de la méthode CND sur la base de cas pratiques exclusivement. De plus, cette brasure est telle qu’elle offre une continuité métallique très faiblement échogène, laissant ainsi passer les ultrasons et la rendant de fait difficilement détectable. Cette même difficulté explique le niveau d’expertise requis pour mettre en œuvre de façon robuste la méthode CND mono-élément en vigueur chez Renault. Les travaux de mise au point et de discrimination ont principalement porté sur l’exploitation des échos de fond



  • Deep-in-Size Les déterminismes du volume cellulaire, un caractère complexe au croisement entre métabolisme et cycle cellulaire

    Comment une cellule maintient elle sa taille constante ?
    Au sein du monde vivant, la taille des cellules est très variable mais pour un type cellulaire donné, dans un environnement donné, elle est sensiblement constante. Cette homéostasie de taille implique l’existence de mécanismes permettant d’estimer le volume cellulaire et donc de coordonner la croissance (augmentation de volume) et la prolifération (augmentation du nombre de cellules).

    Identifier les déterminismes génétiques du volume cellulaire, un caractère complexe au croisement entre métabolisme et cycle cellulaire
    Du fait de leur relative simplicité, les eucaryotes unicellulaires comme la levure ont été des outils précurseurs pour l’étude du contrôle de la taille des cellules. Chez cet organisme, des études génétiques ont permis l’identification de nombreux mutants plus petits (whi) ou plus gros (lge) que les cellules sauvages. En effet, la délétion d’environ 500 gènes (8% des gènes de levure) conduit à une taille médiane divergeant de la souche isogénique sauvage de plus de 10%. Ces travaux ont de plus révélé que le contrôle de la taille cellulaire impliquait notamment la voie de biogenèse des ribosomes et plusieurs voies majeures de signalisation nutritionnelle (RAS, TOR). Les premières études d’épistasie suggèrent que ces cascades de « sensing » nutritionnel affectent le contrôle de la taille cellulaire par des voies différentes. Il apparaît donc clair que le contrôle de la taille cellulaire n’est pas le résultat d’une voie linéaire mais plutôt celui d’un réseau d’interactions très intriquées. Or à ce jour, la très grande majorité des mutants de taille n’ont pas été placés dans des voies de signalisation définies. Le contrôle de la taille cellulaire chez la levure est donc un exemple pour lequel de nombreux gènes contribuant à un caractère quantitatif complexe ont été identifiés, mais leur organisation en voies de signalisation dinstinctes et leur contribution phénotypique spécifique restent à établir.



  • GAMMATOLERANS Exploration des mécanismes de radiotolérance de l’archée Thermococcus gammatolerans par des approches génomiques et protéomiques innovantes

    Exploration des mécanismes moléculaires de l’archée Thermococcus gammatolerans, l’être vivant le plus radiorésistant connu à ce jour sur Terre.
    Des approches innovantes alliant intimement génomique et protéomique sont déployées afin de caractériser les mécanismes de radiotolérance passifs et actifs de l’archée Thermococcus gammatolerans, notamment après des stress endommageant fortement son patrimoine génétique.

    Caractériser le rôle des protéines de réparation de l’ADN et de tolérance aux dommages
    Thermococcus gammatolerans a été isolée d’une source hydrothermale sous-marine. Cette archée est l’organisme le plus radiorésistant qui soit connu. Elle supporte une dose de 30 kGy de radiolyse pulsée sans aucune létalité. Caractériser les mécanismes impliqués dans sa radiotolérance extrême permet de documenter et comprendre la diversité des mécanismes de tolérance et réponses aux stress mis en place par le monde vivant. En complet contraste avec le monde bactérien où plusieurs modèles ont été étudiés sur plusieurs décennies (Escherichia coli, Deinococcus radiodurans), le monde archéen est resté pour l’heure relativement inexploré. Le projet a pour objectif de lever le voile sur les mécanismes « passifs/préventifs » (structuration du patrimoine génétique, réponse métabolique) et « actifs/curatifs » (mécanismes de détoxification, mécanismes de réparation de l’ADN).



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