L'Agence nationale de la recherche Des projets pour la science

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  • BIOCAP Impacts BIOlogiques et photochimiques sur la CAPacité oxydante du nuage

    Impact biologiques et photochimiques sur la capacité oxydante du nuage (BIOCAP)
    La chimie multiphasique du nuage perturbe la chimie homogène en phase gaz ainsi que les propriétés physico-chimiques des particules d'aérosols. Ceci modifie donc la formation des nuages; cet effet demeure une des incertitudes majeures des modèles climatiques qui évaluent le bilan radiatif Terrestre. Ce projet de recherche s'inscrit dans ce cadre et permettra de mieux appréhender comment la chimie des nuages influe sur le changement climatique, problème sociétal majeur.

    Le principal objectif de ce projet est d’évaluer la contribution relative des processus photochimiques et microbiologiques dans la capacité oxydante des nuages.
    Les enjeux et objectifs du projet sont les suivants:
    1) Décrire en détail des aspects encore méconnus de la composition de la phase aqueuse des nuages que sont la spéciation des complexes de fer et les différents microorganismes métaboliquement actifs.
    2) Déterminer la production photochimique du radical hydroxyle en fonction de la composition chimique de la phase aqueuse des nuages.
    3) Décrire les mécanismes biologiques conduisant à la production ou à la dégradation de différentes espèces oxydantes (H2O2, NO2-, NO3-) et leur impact vis-à-vis du fer (production de sidérophores, spéciation du fer) dans la phase aqueuse des nuages.
    4) Construire un modèle numérique prenant en compte les mécanismes biologiques et photochimiques impactant la capacité oxydante des nuages.
    5) Créer une nouvelle paramétrisation des voies biologiques et photochimiques importantes contrôlant la capacité oxydante des nuages. Ces voies seront implémentées dans un modèle de chimie/transport permettant de prendre en compte la capacité oxydante du nuage dans l’évolution de la chimie atmosphérique à l’échelle régionale.



  • Elegineer Développement d'outils de génomique fonctionnelle chez le nématode C. elegans.

    Vers de nouveaux outils pour manipuler le génome du système modèle C. elegans
    Le nématode Caenorhabditis elegans est un organisme utilisé comme modèle pour l'analyse d'un grand nombre de mécanismes fondamentaux grâce à la puissance des outils en particulier génétiques qui y sont disponibles. Ce projet vise à développer de nouveaux outils de génomique fonctionnelle pour manipuler le génome de C. elegans à grande échelle.

    Un besoin de nouveaux outils pour manipuler le génome du nématode C. elegans
    Le nématode C. elegans est un système puissant et apprécié pour analyser des mécanismes biologiques fondamentaux pertinents pour la recherche biomédicale. C. elegans a été déterminant pour identifier les gènes centraux de la machinerie de l'apoptose et pour caractériser le phénomène d'ARN interférence. 65 % des gènes impliqués dans des pathologies humaines sont conservés chez C. elegans, et les aspects essentiels de la biologie cellulaire, de la neurobiologie ou de la biologie du développement des mammifères sont récapitulés dans cet organisme.
    Pour tirer le meilleur parti des modèles animaux, l'inactivation des gènes par «knock-out« et leur modification ciblée par «knock-in« sont des outils essentiels. Malgré des tentatives conduites depuis le début des années 90, la seule méthode efficace de modification du génome de C. elegans par recombinaison homologue a été publiée par l'équipe de Jean-Louis Bessereau en 2007. Elle repose sur la création d'une cassure chromosomique au site à modifier par excision du transposon de drosophile Mos1. Une limitation de cette technique est la nécessité d'avoir une insertion Mos1 dans le site à modifier. Ce projet permettra d'accroitre l'efficacité des technologies reposant sur l'utilisation du transposon Mos1 et d'explorer de nouvelles directions de modification du génome afin d'accroitre la puissance des outils génétiques disponibles chez C. elegans.



  • SynthAx Synthèse énantiosélective de furanes et pyridines atropisomères par interconversion de chiralité centrale à axiale

    Combinaison de l’organocatalyse avec la conversion de la chiralité : Synthèse atroposélective d’hétérobiaryles
    Des nouveaux composés hétéroatropisomériques de type 4-aryl–furanes ou –pyridines énantiomériquement enrichis sont obtenus par organocatalyse énantiosélective permettant le contrôle de la chiralité centrée, suivie d’une étape d’aromatisation oxydante conduisant à la formation des atropisomères correspondants avec de hauts niveaux de conversion de la chiralité centrée à axiale.

    Atropisomeric 4-aryl–furanes ou –pyridines énantiomériquement enrichis
    Le projet SynthAx porte sur le contrôle de la chiralité d’édifices moléculaires atropisomériques complexes par conversion de chiralité centrée à axiale. Nos approches innovantes s’appuient sur l’organocatalyse énantiosélective pour le contrôle de la chiralité centrée couplée à une aromatisation oxydante qui génère la chiralité axiale. L’objectif est la construction atroposélective d’hétérobiaryles de type aryl–furanes et –pyridines optiquement actifs qui constituent un réel défi synthétique. En effet, contrairement aux atropisomères carbonés de type biaryle, les dérivés hétéoaromatiques correspondants ont été moins étudiés car bien plus difficiles à obtenir. Cela est le résultat d’une part du manque de méthodes synthétiques efficaces et suffisamment générales et d’autre part de barrières de rotation plus faibles en particulier dans le cas des atropisomères incorporant un cycle à cinq chaînons. La détermination des éléments structuraux nécessaires pour obtenir des atropisomères stables à température ambiante est basée sur une étude physico-chimique utilisant la HPLC chirale pour la mesure des barrières de rotation des produits.
    Les applications visées se situent dans le domaine de la synthèse totale énantiosélective de la (+)-streptonigrine, alcaloïde naturel qui possède un noyau 4-aryl pyridine et présente d’intéressantes activités antitumorales et antibiotiques et du développement de nouveaux organocatalyseurs par post-transformations sélectives.



  • PathoBactEvol Evolution du pouvoir pathogène d'une bactérie opportuniste sporulante dans l'environnement

    Comprendre les mécanismes d'évolution des bactéries dans l'environnement.
    L’interaction d'une bactérie opportuniste de l'environnement avec l'un de ses hôtes naturels est génératrice de biodiversité. Le projet PathoBactEvol vise à identifier les mécanismes moléculaires à l’origine de cette évolution et si cela peut conduire à l’émergence de nouveaux pathogènes humains.

    Adaptation et évolution de Bacillus cereus dans l'hôte et à basse température
    Un certain nombre d'études récentes semblent indiquer que, dans la nature, la colonisation d'invertébrés par des bactéries de l'environnement, pourrait accélérer l'émergence de nouveaux pathogènes de mammifère. Cependant, les mécanismes moléculaires d'une telle adaptation ne sont pas connus. En utilisant B. cereus nous examinerons si le passage de la bactérie dans un tube digestif d'un insecte hôte (G. mellonella) peut conduire à l'apparition de nouveaux pathotypes dans ce groupe bactérien. L’objectif de ce projet est d’identifier les facteurs importants influant sur l'évolution de B. cereus pendant l'interaction avec des larves d'insecte et de comprendre les mécanismes utilisés. Nous voulons également estimer la vitesse avec laquelle des variants hautement pathogènes peuvent émerger et dans quelle mesure certains paramètres environnementaux (tel que la température) peuvent influer sur leur rapidité d'apparition et ceci afin de permettre une estimation du risque.



  • DynEnON Encapsulation Dynamique d’Oligonucléotides : Découverte et Applications.

    Encapsulation Dynamique d’Oligonucléotides
    Vers la découverte de vecteurs synthétiques auto-assemblés pour la reconnaissance et le transport actif de gènes via l’utilisation de la chimie combinatoire dynamique.

    Des composés organiques auto-assemblés pour transporter des gènes ?
    Les thérapies géniques offrent de fantastiques perspectives pharmaceutiques. Cependant les applications cliniques de ces nouvelles technologies se heurtent au problème crucial de délivrance intracellulaire de gènes. Cette tâche est effectivement ardue étant donné la faible aptitude des oligonucléotides (ADN, ARN) à traverser les membranes biologiques et leur rapide dégradation par les enzymes nucléases endogènes.
    Les virus possèdent une aptitude remarquable pour délivrer leur matériel génétique : ils assurent sa stabilité chimique en l’encapsulant au sein d’une capside qui le transporte jusqu’à la cible biologique. L’utilisation pharmaceutique de virus désactivés en tant que vecteur de gènes, bien qu’étant la technologie la plus utilisée lors d’essais cliniques, engendre de sérieux effets secondaires. Il est ainsi très important de développer des vecteurs synthétiques qui permettent de reconnaître et de transporter des oligonucléotides d’intérêt en mimant le procédé viral d’encapsulation dynamique.

    L’objectif de ce projet est de découvrir des édifices organiques qui s’assemblent spontanément de manière sélective avec des oligonucléotides par encapsulation dynamique. L’encapsulation permettra de stabiliser et de transporter les oligonucléotides alors que la dynamique d’autoassemblage permettra leur relargage au sein de la cellule cible.



  • ST MALO Spéciation de l’uranium dans des organismes vivants en milieu aquatique - Développements analytiques

    L’uranium et ses cibles biologiques dans les organismes d’eau douce.
    Mise au point d’un ensemble de méthodes analytiques non dénaturantes pour déterminer les complexes uranium-biomolécules intacts dans des organes cibles d’organismes aquatiques exposés à de l’uranium.

    Un défi analytique pour une question d’évaluation du risque écologique
    La détermination de la distribution et de la spéciation chimique des substances chimiques s’accumulant dans les organismes vivants est essentielle pour connaître leur devenir, caractériser l’exposition et élucider leur toxicité. En effet, mieux expliciter le lien entre l’exposition d’un organisme à une substance et sa toxicité, permet de proposer in fine des marqueurs d’exposition et d’effets pour l’évaluation du risque écologique. L’uranium (U) est un radioélément dont les concentrations dans l’environnement peuvent être augmentées par les rejets des installations du cycle de combustible nucléaire. Une fois entré dans les organismes, l’U peut former de nombreux complexes chimiques avec les biomolécules (protéines, peptides, acides nucléiques), pouvant impliquer un changement de leurs fonctions. Certaines études ont montré que l’U peut perturber le métabolisme d'éléments essentiels (fer, calcium) et entraîner d’importants dysfonctionnements cellulaires. Ainsi l’objectif principal a été de déterminer la microdistribution et la nature des cibles biologiques de l’U dans différents organes cibles d’organismes aquatiques modèles (poisson, écrevisse) exposés à l’U, pour comprendre son devenir moléculaire dans ces organismes aquatiques, en corrélation avec ses effets toxiques.
    Pour atteindre cet objectif, des développements analytiques de pointe sont nécessaires. Un des défis analytiques majeurs concerne la conservation des complexes chimiques U-biomolécule non-covalents et l’identification de ces molécules (spéciation). De plus, un effort particulier a été nécessaire pour explorer des niveaux d’accumulation en U très faibles (accumulation <50ng), issus d’exposition proches de celles de l’environnement, sur des organismes modèles, à l’échelle individuelle. Ces développements analytiques ont été effectués pour chacune des techniques de séparation chimique, de détection multiélémentaire et moléculaire, pour permettre l’identification des complexes U-biomolécule.



  • CAVIARS Climat, Agriculture et Végétation : Impacts sur l’érosion éolienne au Sahel

    Climat, Agriculture et Végétation : Impacts sur l’érosion éolienne au Sahel
    L'objectif de ce projet est de développer un outil de modélisation intégré visant à décrire l’évolution de l’érosion éolienne au Sahel en liaison avec les modifications climatiques et d’usage des sols, à valider cet outil sur la période actuelle en exploitant au mieux les nombreux jeux de données acquis ces dernières années sur l’Afrique de l’Ouest et à tester sa capacité à reproduire des événements marquants (période de sécheresse) d’un passé récent (~ 50 dernières années).

    Quantification de la variabilité de l'érosion éolienne dans la zone sahélienne en lien avec les conditions climatiques et l'évolution de l'utilisation des sols au cours des 50 dernières années.
    Ce projet vise à améliorer notre capacité à évaluer d'une part le rôle des évolutions climatiques récentes (c'est-à-dire les dernières décennies incluant la période de sécheresse au Sahel) sur l’érosion éolienne des sols et d'autre part l’influence des pratiques agricoles et pastorales sur leur susceptibilité à l’érosion éolienne et son impact sur la pérennité des ressources en sol.
    Il aborde ces interactions climat-sols-végétation en zone sahélienne en combinant des outils de modélisation explicites au meilleur de l’état de l’art dans leur domaine respectif (érosion éolienne (DPM), dynamique de la végétation naturelle (STEP), croissance et rendement agricoles (SARRA-H)). Il se base sur les acquis antérieurs de chacune des équipes impliquées. Ce projet bénéficie également des acquisitions réalisées ces dernières années par les équipes proposantes en termes de données d’observation nouvelles permettant soit d’initialiser plus « proprement » les modèles, soit de les valider de façon plus fiable. En particulier, ce projet exploitera fortement les données acquises au cours du programme international AMMA (Analyses Multidisciplinaires de la Mousson Africaine), celles issues de services d’observations inscrits dans la durée comme par exemple AMMA/CATCH ou le Sahelian Dust Transect (SDT) et les données satellitaires récentes, notamment celles concernant la surface, la végétation ou les aérosols. Bien qu’abordant un problème différent et de façon plus intégrée, ce projet bénéficiera aussi d’avancées réalisées dans le cadre de projets ANR antérieurs (ANR Pedo-Cotesof, ANR VMCS Biocrust, ANR CEPS ESCAPE ANR ECLIS).



  • PHENOWALL Complexité du métabolisme phénolique chez les végétaux : exploration de nouvelles voies de biosynthèse des précurseurs de la paroi cellulaire

    Nouveaux outils pour améliorer la production des biocarburants
    La lignine est un obstacle à la production de biocarburants et du papier, ainsi qu’à la bonne digestibilité des fourrages. Une amélioration des cultures pour modifier la qualité ou les quantités de lignine nécessite une bonne compréhension de sa voie de biosynthèse.

    Fonctions respectives des cytochromes P450 du métabolisme phénolique chez les graminées
    Les cytochromes P450 catalysent les étapes limitantes et irréversibles du métabolisme phénolique (étapes d’oxydation). Certains d’entre eux se sont dupliqués au cours de l’évolution précoce des plantes à graines et des monocotylédones (céréales, graminées). Ces duplications ont été conservées chez la plupart des espèces végétales. Notre objectif est de déterminer les bases fonctionnelles de ces duplications afin d’être en mesure d’optimiser les flux vers la biosynthèse des phénols solubles (antioxydants) et des différents monolignols (monomères composant le polymère de la lignine) pour en optimiser la composition et la digestibilité. Le modèle végétal utilisé pour ce projet est Brachypodium distachyon, la plante modèle pour les graminées tempérées, pour laquelle des outils génétiques ont été mis en place et sont toujours en cours de développement. Les résultats obtenus génèrent des outils pour améliorer la composition de la graine pour des applications alimentaires, ainsi que pour optimiser la composition de la lignine pour la production de biocarburants, de pâtes à papier, ou pour améliorer la digestibilité des fourrages.



  • SPECIES Mesure in situ de la spéciation des métaux trace

    Mesure in situ de la spéciation des métaux trace
    Une sonde in situ fiable pour la spéciation dynamique des métaux dans les eaux naturelles a été un rêve par tous les scientifiques qui étudient les métaux traces dans l'environnement. L'objectif de ce projet est d'avancer vers cet objectif en développant une meilleure sonde de mesure in-situ sur la base des derniers progrès des techniques électroanalytiques.

    De nouveaux senseurs
    L'hétérogénéité, l’évolution et l’importance relative des facteurs qui contrôlent la dynamique des métaux dans les environnements aquatiques empêchent le développement d'un modèle simple du comportement des métaux. Les facteurs importants du contrôle de la spéciation des métaux : partitionnement solution-solide, association avec des phases solides (un complexe de surface ou un précipité), détermineront finalement le transport, la réactivité et le devenir des contaminants métalliques. Les réactions qui se produisent dans les milieux naturels sont susceptibles d'être contrôlés par un ensemble de processus physiques, chimiques et microbiologiques liés. Ainsi, l'identification et la compréhension de ces liens fourniront des informations clés sur les processus en vigueur et sur le comportement des métaux dans différents systèmes. Les domaines de la chimie de surface, et de la géochimie sont pertinents. Une compréhension des mécanismes de la dynamique du métal exige que les processus soient évalués de façon interdisciplinaire. En outre, la relation entre la géochimie à l’échelle macroscopique ou microscopique et les conditions locales doit être plus clairement caractérisée. Des informations quantitatives sur la nature, l'étendue et les contrôles des réactions se produisant à l'échelle microscopique permettront de mieux contraindre les modèles géochimiques de comportement des métaux dans les systèmes aquatiques. De nouvelles techniques spectroscopiques et microscopiques fourniront des informations plus détaillées, à l'échelle pertinente, essentielles si nous voulons un jour démêler la complexités dans les réactions métal/surface, et surtout faire les liens vers la modélisation dynamique des systèmes. Des nouvelles sondes de détection sont nécessaires pour permettre une caractérisation géochimique au diverses échelles résolues spatialement pour la détermination des conditions géochimiques dans les endroits où les réactions géochimiques pertinents clés se déroulent.



  • SynIQ physiopathologie synaptique des retards mentaux chez les modèles murins

    Rôle joué par les dysfonctions synaptiques dans les désordres intellectuels d’origine génétique
    Des dizaines de mutations de gènes entraînent des désordres intellectuels (ID), dont certains codent pour des protéines présentes à la synapse. L’enjeu est de comprendre le rôle fonctionnel joué par ces protéines afin de pouvoir corriger les effets de leur absence aux niveaux cellulaires, intégrés et enfin comportementaux.

    Comprendre et corriger les déficits intellectuels d’origine génétique
    1 à 2 % de la population souffre de désordres intellectuels allant de retards mentaux légers à des syndromes autistiques profonds. Des mutations de plus de 100 gènes ont été identifiés comme des causes majeures de ces pathologies. Nous développons une stratégie expérimentale basée sur notre connaissance de la physiologie neuronale chez le rongeur afin de comprendre et d’agir sur les déficits neuronaux et synaptiques associés à ces mutations lorsqu’elles sont introduites chez la souris.
    Les mécanismes de base de la cognition et de l’apprentissage sont communs à tous les mammifères. La constitution et la fonction des réseaux neuronaux obéissent globalement aux mêmes lois. Dès lors, l’analyse fine du fonctionnement de réseaux neuronaux chez l’animal sauvage et muté pour l’un de ces gènes doit nous permettre d’identifier les déficits fonctionnels associés à la mutation, et d’en préciser l’origine synaptique ou neuronale. Dès lors, une stratégie correctrice peut être mise en place, ciblant le plus spécifiquement possible le déficit observé. Enfin, des stratégies de restauration moins invasives peuvent être envisagées, faisant appel à des agents pharmacologiques spécifiques et bien tolérés.



  • STORISK Les petites îles face au changement climatique: vers des trajectoires de risque et d'adaptation

    Les petites îles face au changement climatique : vers des trajectoires de risque et d'adaptation
    Ce projet de 48 mois développe une approche intégrée des risques d'origine météo-marine (érosion, submersion, dégradation des récifs coralliens) dans les territoires d’outre-mer français, dans le contexte du changement climatique. Il produira un protocole transdisciplinaire innovant et des connaissances utiles aux acteurs allant des aléas aux impacts et à la vulnérabilité, et mettra en évidence les trajectoires d'adaptation au changement climatique les plus prometteuses pour ces territoires.

    Reconstruire des trajectoires de risque d'impact et d'adaptation au changement climatique
    Ce projet porte sur trois risques majeurs, l'érosion côtière, la submersion marine et la dégradation des récifs coralliens, qui sont fortement influencés par les pressions climatiques (en particulier par les interactions océan/atmosphère et par l'élévation du niveau de la mer) et sont de ce fait susceptibles de s’aggraver dans le contexte du changement climatique, au point de remettre en cause l'habitabilité des atolls. Il aborde ces risques par une approche originale fondée sur les concepts de Chaîne d'impacts et de Trajectoire de vulnérabilité. La reconstruction de Chaînes d'impacts et de Trajectoires de vulnérabilité pour chaque cas d'étude, couplée à une étude approfondie des conditions physiques et sociales, permet de traduire les risques associés aux aléas actuels et au changement climatique en trajectoires de risque territorialisées. A partir de là, l'objectif est d'engager un dialogue avec les acteurs locaux à nationaux sur les menaces et les risques futurs, et sur les moyens d'y faire face (stratégies d'adaptation).
    Plus précisément, ces trajectoires de risque prendront en compte :
    - Ce que les modèles nous apprennent de l'évolution future des interactions atmosphère/océan, de l'élévation du niveau de la mer, et des réponses possibles des îles coralliennes aux pressions météo-marines futures (Work Package 1) ;
    - Les enseignements des événements météo-marins passés et des changements environnementaux graduels dus au changement climatique en termes d'impacts (Work Package 2) ;
    - Les racines de ces chaînes d'impacts, autrement dit la vulnérabilité, en montrant comment les différents facteurs de contrôle de la vulnérabilité ont évolué et interagi au cours des dernières décennies (Work Package 3) ;
    - L'utilité d'une telle connaissance globale des processus et des impacts pour les acteurs concernés, non seulement à l'échelle des régions du sud-ouest de l'océan Indien et du Pacifique, mais aussi au plan national (Work Package 4).



  • CONVERGDENT A morphologie convergente, développement convergent? Apports de la transcriptomique comparative du développement des dents

    Evolution répétée: une ou plusieurs recettes pour fabriquer la même forme?
    La forme d'un organe comme la dent est le produit d'un programme de développement gouverné par l'expression des gènes. Quand des espèces acquièrent la même forme de dent au cours de leur évolution, convergent-elles aussi vers un même programme de développement de la dent, c.a.d utilisent-elles les mêmes gènes et de la même façon? Notre projet vise à répondre à cette question en comparant l'expression de l'ensemble des gènes (le transcriptome) pendant le développement de plusieurs espèces.

    Une convergence de forme chez deux espèces éloignées implique-t-elle (ou pas) une convergence du programme de développement qui produit cette forme?
    Il existe de nombreux exemples d'évolution convergente, où des espèces acquièrent une même caractéristique chacune de façon indépendante au cours de leur évolution. L'étude de ces exemples peut nous renseigner sur la répétabilité de l'évolution, dans notre cas l'évolution du programme de développement de la dent, un modèle bien établi en évo-devo. Les mêmes options ont-elles été retenues au cours de l'évolution ou des options différentes permettent-elles de réaliser la même morphologie?
    De façon plus générale, malgré les avancées de la biologie du développement, on comprend encore relativement mal comment l'information contenue dans le génome permet d'orienter le programme de développement d'un organe vers une morphologie finale particulière, spécifique de l'espèce, et différente de celle d'une espèce voisine. Comment évoluent les programmes de développement?
    Notre projet utilise comme modèle la morphologie de la première molaire supérieure des rongeurs comme la souris et la souris épineuse, qui sont très ressemblantes bien que l'ancêtre commun à ces deux espèces ait eu une morphologie différente. Nous utilisons aussi deux espèces «contrôle«, dont la morphologie est restée plus ancestrale (le hamster et la gerbille), et la molaire inférieure dont la morphologie est plus conservée que celle de la molaire supérieure chez ces quatre espèces. Nous comparons le programme de développement de ces dents chez les quatre espèces, notamment en suivant les changements d'expression de l'ensemble des gènes (le transcriptome) au cours du temps. Nous cherchons à comprendre ce qui distingue les programmes de développement (divergence des programmes de développement) de ces espèces ou au contraire ce qui les rassemble toutes (conservation), en enfin ce qui rassemble plus spécifiquement les espèces convergentes mais pas les espèces contrôles (convergence).



  • PLAINSUDD PLAteformes numeriques INnovantes de Simulation Urbaines pour le Developpement Durable

    PLAINSUDD
    PLAteformes numériques INnovantes de Simulation Urbaine pour le Développement Durable

    De nouveaux instruments pour simuler la ville et ses transports
    Aux Etats-Unis, les lois ISTEA de 1991 et TEA 21 de 1998 ont obligé les métropoles à prendre en compte les liens urbanisme – transport dans tout projet d’infrastructure ou de politique de transport. Il s’agit, en somme, de se soucier de la ville que l’on induit sur le long terme par une décision de politique de transport ou d’aménagement. Ainsi a-t-on vu au cours des 15 dernières années se développer une recherche prolifique sur les modèles intégrés transport – urbanisation dits modèles « LUTI » (Land Use Transport Interaction models), aux USA, au Japon et en Europe, la France aillant tardé à participer au mouvement.
    L’objet de cette recherche est de produire quelques développements méthodologiques qui débouchent sur des instruments opérationnels de simulation de la ville et de son système de transport. « Simuler la ville » signifie ici proposer une description de ce que peuvent devenir sur un long terme, d’une part, les localisations de l’habitat, des activités et des emplois et, d’autre part, les dimensions socio-économiques qui en résultent, qu’il s’agisse des marchés fonciers et immobiliers, de la ségrégation spatiale ou de l’étalement urbain et de ses conséquences. A titre illustratif, il s’agit par exemple de simuler en 2030 les conséquences essentielles sur la ville de la mise en place d’un projet lourd ou d’un péage urbain.



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